• 17
  • Avr

Halte à l'improvisation et aux louvoiements !

uoEn se rendant à l'université de Ouagadougou, Luc Adolphe Tiao s'était donné pour mission de toucher du doigt les réalités du monde universitaire. Mais tout avait été soigneusement préparé pour l'en écarter. L'amphi qui devait accueillir la rencontre aurait reçu une nouvelle couche de peinture, les climatiseurs remis à niveau pour que le PM puisse respirer l'air conditionné, un tapis rouge pour protéger ses souliers de la poussière et bien marquer son naam, le menu du restaurant universitaire actualisé au goût de l'hôte de marque du jour et l'endroit où était dressée sa table pour le déjeuner retouché avec des brasseurs pour lui épargner de grosses sueurs pendant son repas. A cela s'ajoute des voies de passage réajustées. Bref, les organisateurs de la visite du PM ont mis les petits plats dans les grands pour rendre agréable le séjour du Premier ministre dans cet univers impitoyable du campus de Zogona. Mais c'était sans compter avec les étudiants dont une partie a bien voulu rappeler à l'illustre hôte que les " parades " y sont interdites. La suite, on la connaît, tout comme les réalités du monde universitaire étaient bien connues de tous, y compris le PM.

  • 17
  • Avr

Entre trahisons, immobilisme et risque de fortes tensions

mairesLe processus électoral pour le renouvellement des conseils municipaux est arrivé à son terme depuis le 1er mars dernier avec la proclamation définitive des résultats du scrutin municipal complémentaire du 17 février par le Conseil d’Etat. Ainsi le mois de mars a été marqué par la mise en place des conseils municipaux restants. La plupart desdits conseils ont connu des renouvellements avec l’accès de nouvelles personnalités à leur tête. La mise en place ne s’est pas faite sans grincements de dents, voire des dissensions, dans les états-majors politiques. Des conseillers ont outrepassé les consignes de leurs partis, entre autres, à Ouagadougou, à Garango et à Bobo Dioulasso pour jouer leurs propres cartes. Ces agitations politiques laissent entrevoir que la gestion de ces collectivités pendant les 5 prochaines années ne seront pas de tout repos pour les nouveaux édiles ou les reconduits. Mais plus grave, certains partis politiques ont du mal à accepter le jeu de la décentralisation en persistant dans une recentralisation du choix des exécutifs locaux.

  • 11
  • Avr

Luc Adolphe Tiao et Djibrill Bassolé devraient démissionner si…

blaiseÇa y est ! Le CDP, ragaillardi par sa victoire, même moins écrasante que d’habitude, aux élections couplées de décembre dernier, a ouvert une nouvelle brèche, celle du débat sur l’opportunité de relecture de l’article 37 de la Constitution portant limitation des mandats présidentiels à deux. Pour les nouveaux chantres de l’indispensabilité de Blaise Compaoré, maintenir l’article 37 en l’état reviendrait à faire de lui, une victime de discrimination en ce qu’il lui interdit de briguer un nouveau mandat. Ces défenseurs de l’équité en faveur de Blaise Compaoré ont oublié deux choses importantes. D’une part, la loi a ceci de spécial qu’elle garantit l’égalité des chances entre tous les citoyens en leur reconnaissant des droits inaliénables et des obligations auxquelles ils ne peuvent se soustraire ; d’autre part, ce même pouvoir a donné sa parole que l’article 37 ne sera pas révisé s’il n’y a pas de consensus au cours des travaux du Conseil consultatif sur les réformes politiques (CCRP). Y revenir serait donc trahir la parole donnée, si tant qu’elle a encore un sens pour les plumes et les zélateurs du système.

  • 01
  • Avr

Et la République dans tout ça ?

zabreDepuis quelques années, de nombreuses localités burkinabè ont été le théâtre d’affrontements meurtriers entre communautés: entre éleveurs et agriculteurs, entre autochtones et migrants. Ces affrontements résultent le plus souvent de compétitions pour le pouvoir (cas de Guenon en 2012), et les ressources (foncières surtout) ou de l’instrumentalisation politicienne des particularismes ethniques, régionalistes. A cela s’ajoutent les injustices ou le déni de justice qui poussent les populations à se rendre justice dans des bains de sang pourtant évitables. Il y a un an (2 mars 2012), le village de Guenon a défrayé tristement la chronique de l’actualité nationale suite aux massacres (10 morts officiellement) entre frères ennemis pour la conquête du pouvoir coutumier. Le cas le plus récent est celui de Zabré, dans la région du Centre-Est, qui s’est soldé par 7 morts, des blessés, des centaines, voire des milliers de déplacés et des dégâts matériels importants. Les signes d’un risque d’embrasement sont perceptibles dans plusieurs régions. Mais l’Etat semble avoir du mal à imposer son autorité et sa légitimité sur toute l’étendue du territoire national.

  • 31
  • Mar

La montagne a accouché une souris

latLe jeudi 13 septembre 2012, le Premier ministre, en visite dans les locaux de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE), a annoncé tambour battant, une série de 8 mesures qui devrait permettre de mettre hors d’état de nuire les « fossoyeurs » de l’économie nationale et les délinquants à col blanc. A la date du 31 octobre, le gouvernement devait annoncer des mesures fortes concernant les mauvais gestionnaires de deniers publics épinglés par l’ASCE. A l’arrivée, grande a été la déception de ceux qui avaient cru enfin à un réveil du gouvernement après tant de rendez-vous manqués avec la bonne gouvernance. Le gouvernement semble s’être dégonflé. Les réponses apportées sont nettement en deçà des attentes. Elles sont même décevantes.

  • 30
  • Mar

Chérif Sy reconduit président

syLes 28 et 29 novembre derniers s’est tenue la 5e assemblée générale des éditeurs (TAEF). Cette assemblée générale a réuni plus de 70 responsables de médias des 5 régions du continent autour du thème « l’indépendance des médias pour l’Afrique ». Elle a permis, outre les panels réunissant à la fois les responsables d’organes de presse, d’ouvrir le premier dialogue entre promoteurs de médias et décideurs politiques. Ces débats combien indispensables pour renforcer le rôle central des médias dans la construction de l’image de l’Afrique tout en interpellant chaque acteur, à commencer par les dirigeants, sur ses responsabilités.

Ont participé à ce débat, les dirigeants politiques telles que Elham Ma Ibrahim, commissaire de l'UA pour l'infrastructure et de l'énergie, Collins Chabane, ministre à la Présidence, (Afrique du Sud), Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération (Rwanda), Aishatu Sule, Directrice adjointe de Nouvelles Radio FM Kano (Nigeria), Mondli Makhanya, rédacteur en chef, le Sunday Times (Afrique du Sud), Collin Haba, rédacteur en chef, The New Times (Rwanda). Ce débat ouvre une perspective de collaboration entre TAEF et l’Union africaine.

Au terme des travaux, l’Assemblée générale a procédé au renouvellement de l’instance dirigeante de TAEF. Notre confrère Chérif Sy, élu en 2010 à Bamako, à la tête de l’organisation, a été reconduit dans ses fonctions. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.

B.O

  • 29
  • Mar

Heurs et malheurs d’une classe politique en reconstruction forcée !

voteLe rendez-vous tant attendu du 2 décembre dernier a tenu, plus ou moins, le pari. La Commission électorale nationale indépendante (CENI), version Me Barthélémy Kéré, a organisé tant bien que mal, mais dans une ambiance emprunte de responsabilité citoyenne de la part des partis politiques et des électeurs, le scrutin couplé législatif et municipal. Si l’engouement des inscrits a été à la hauteur de l’événement, le moins que l’on puisse dire est que bien des acteurs de la chaîne électorale n’ont pas été à la hauteur de l’enjeu. Mais loin d’inciter au désespoir (les raisons ne manquent pas), les résultats de ces élections couplées livrés en trois étapes, montrent bien que la démocratie burkinabè est sur les rails. Les aspirations des Burkinabè à l’instauration d’une démocratie vraie, ne fait plus l’ombre d’un doute. Le principal problème demeure, d’une part, la capacité de la Commission électorale à organiser des élections dont les résultats reflètent véritablement cette volonté populaire et d’autre part, la faiblesse de l’offre politique en rapport avec les demandes citoyennes.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite