• 02
  • Oct

senatre

Après le flop des tentatives de forcing pour la mise en place du Sénat controversé et rejeté par bien de ses compatriotes, Blaise Compaoré a décidé d’élargir les bases de la concertation. Par un communiqué du 6 septembre dernier, il annonce avoir instruit le gouvernement à poursuivre les concertations avec toutes les composantes sociales. Une semaine après, il a reçu tour à tour, les communautés religieuses (catholique, protestante et musulmane). Le moins que l’on puis dire à l’écoute des leaders religieux à leur sortie d’audience, c’est que ce projet de sénat va diviser davantage et profondément les burkinabè. Blaise Compaoré risque ainsi de tuer définitivement la crédibilité de certains leaders religieux. Ce n’est vraiment pas leur bagarre, ce sénat. Certains l’ont compris mais d’autres non ! Et c’est vraiment regrettable !

  • 01
  • Oct

Jusqu’où peut aller Blaise Compaoré !

Blaise compaoreeeeeeBlaise Compaoré et son gouvernement semblent se tromper royalement de combat. Ni les « mesurettes » annoncées en pompe comme des « mesures fortes » pour répondre aux pressantes attentes sociales, ni les promesses d’élargissement des concertations à toutes les couches sociales ne pourront asseoir la pertinence encore moins l’opportunité du Sénat et de la relecture de l’article 37. Seules l’acceptation du jeu républicain et la fin de la confusion entre l’Etat et Blaise Compaoré pourraient véritablement offrir au Burkina Faso des chances de sortir indemne de ce long règne sans partage. Ce sera une erreur politique de croire aujourd’hui que l’on peut détourner l’attention et la vigilance des Burkinabè en lutte (pas ceux qui conçoivent leur bonheur individuel dans le malheur et la misère de la majorité) de leur combat actuel. L’on s’étonne que parmi les mesures dites fortes, le gouvernement ait oublié l’essentiel : la bonne gouvernance avec des sanctions exemplaires contre tous les délinquants à cols blancs qui ont plongé le pays dans la déchirure actuelle. Et c’est là surtout qu’il faut désespérer de ce pouvoir qui a fini par montrer que le bien commun à tous les Burkinabè qu’est l’Etat n’est plus en sécurité en ses mains. Que peut-on en espérer encore. Seulement qu’il ne conduise pas le pays dans le chaos généralisé. L’Etat dont rêvent bien des Burkinabè n’est pas celui qui n’existe que par un individu ou des clans.

  • 23
  • Sep

Il faut arrêter cette interminable hypocrisie

arsene yeLa situation sociopolitique nationale sent très mauvais depuis la crise née de la mise en œuvre des réformes politiques issues du Conseil consultatif sur les réformes politiques (CCRP). Le blocage institutionnel dans lequel l’on se retrouve aujourd’hui est la conséquence logique du système politique qui a gouverné ce pays au cours du quart de siècle de règne de Blaise Compaoré. Ce système exclusivement orienté autour du pouvoir personnel, des intérêts de clans et réseaux familiaux ou de coteries ne pouvait que déboucher sur cette situation. Mais dans ce monde d’aujourd’hui, devenu village planétaire avec les technologies de l’information et de la communication alliées à l’augmentation sensible du niveau d’instruction des jeunes, il n’est point possible de maintenir les peuples dans une démocratie du silence et de la peur permanente. Avec ces projets de réformes, le système Compaoré a fini par mettre à nu ses limites objectives dans le contexte actuel du monde et des aspirations du peuple burkinabè, notamment dans sa frange instruite et urbaine. Il ne lui reste plus que deux options : s’entêter et plonger le pays dans le chaos ou accepter que l’heure de la fin a sonné et négocier une transition paisible avec à la clé une sortie honorable.

  • 07
  • Sep

Blaise Compaoré a-t-il compris le message ?

senatLes Burkinabè s’inquiétaient du silence de leur Président face à la fracture sociopolitique qui caractérise la situation nationale depuis l’adoption de la loi portant institution du bicamérisme au Burkina Faso. Après avoir été battu sur le terrain de la mobilisation par l’opposition politique, le parti présidentiel et ses acolytes sont rentrés dans un mutisme avec quelques sorties aussi malheureuses les unes que les autres. La plus effrayante de ces sorties sera l’œuvre du grand Sachem lui-même. En effet, apparemment exaspéré par on ne sait quoi, le Président Compaoré a sorti une véritable bourde intellectuelle et politique, qui plus est, à l’étranger, notamment en Côte d’Ivoire où il a déclaré péremptoirement qu’une marche n’avait jamais changé une loi, ni en France,ni aux Etats-Unis,. Avis aux professeurs d’histoire et aux journalistes qui pullulent dans les couloirs du palais de Kosyam. Mais le plus grave restait à venir. A la faveur de la commémoration du cinquantenaire de la Radiodiffusion et de la télévision du Burkina (RTB), il a accordé une interview qui a donné froid à tous ceux qui espéraient qu’il allait sonner la fin de la réaction et rappelé ses troupes à l’ordre. Erreur, il ne fera pas mieux que les Assimi Kouanda et autres. Bien au contraire. Mais la pression est si forte qu’il a fini par tempérer les ardeurs. Depuis le 12 aôut, il a changé son fusil d’épaule. Mais il ne l’a pas encore définitivement renoncé à tirer.

  • 25
  • Aoû

Le piège se referme sur le système Compaoré

opposDimanche 28 juillet 2013, l’opposition politique réunie autour de son chef de file a fait une véritable démonstration de force. A son appel, des milliers, voire des dizaines de milliers de Burkinabè sont descendus dans la rue pour dire non au Sénat et à la révision de l’article 37 de la Constitution portant limitation des mandats présidentiels. A Ouagadougou, Il y a bien longtemps que les rues n’ont pas accueilli autant de monde en colère. Cette extraordinaire mobilisation indique que les Burkinabè sont prêts et capables d’apporter un changement. L’opposition n’est qu’un outil pour cette foule déterminée à défendre la démocratie, la justice sociale en réponse à un pouvoir épuisé par tant d’ébauches d’énergies et de ruses juste pour rouler tout le monde dans la farine. Ce pouvoir a fini par oublier le peuple. Ce dimanche 28 juillet 2013, ils étaient encore plus nombreux que le 29 juin dans la rue pour donner un message on ne peut plus clair au pouvoir : ça suffit ! Le peuple ne se laissera plus faire. Il reste plus à espérer que ce message sera entendu à Kosyam et que le gouvernement ne va pas continuer à dormir tranquille au risque de se réveiller là où il ne souhaite pas. Kosyam doit retenir son souffle. Le locataire des lieux doit certainement se poser mille et une questions. Va-t-il puiser au plus profond de lui-même toute la sagesse et la lucidité que recommande la situation nationale ? Il faut l’espérer !

  • 04
  • Aoû

L’ultime combat ?

blaise francoisÇa y est ! Le Burkina est dans l’œil du cyclone. Il fonce droit dans le chaos. La marche du 6 juillet pour soutenir la paix et la démocratie, a finalement été l’occasion pour le CDP (Congrès pour la démocratie et le progrès) et ses alliés d’afficher clairement leur agenda politique : d’abord, la mise en place du Sénat et ensuite, la modification de la Constitution pour en finir avec la limitation des mandats présidentiels. Ceux qui doutaient que le pouvoir en soit encore à une telle perspective, ont désormais la preuve que ces gens-là ne changeront que lorsqu’ils n’auront pas le choix. L’heure est grave, très grave ! Ce régime, si l’on le laisse manœuvrer, finira par tout détruire, même ce qu’il a pu faire de bien pour ce pays. Puis, il l’enfoncera davantage dans la déchéance morale, politique, économique, sociale, éthique et intellectuelle. Il faut espérer que le Président Blaise Compaoré sorte de son silence mortel pour rappeler à l’ordre, ses courtisans, frères et amis. Là aussi, il ne faut pas trop rêver. Tout semble indiquer que c’est la voix du maître qui a retenti haut et fort dans les rues de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso le 6 juillet dernier.

  • 19
  • Juil

Les magistrats en guerre contre l’incivisme au sommet de l’Etat

justice bfLes syndicats de magistrats ne sont pas contents de leur ministre de tutelle. Ils l’ont fait savoir au président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), le Président Blaise Compaoré, dans une déclaration datée du 25 juin dernier. Cette levée de boucliers dans le corps de la magistrature fait suite aux sorties incompréhensibles et même hasardeuses des ministres en charge des mines et de la justice suite à l’affaire des 23 kilos d’or, que détient illégalement la Brigade nationale de lutte anti-fraude de l’or (BNAF) avec le soutien du ministre de tutelle (voir Le Reporter N°119 et N°120). Les magistrats reprochent à ces ministres d’avoir critiqué une décision de Justice (qui a pourtant l’autorité de la chose jugée) et d’avoir publiquement remis en cause l’indépendance de la magistrature. Ce courroux s’explique aussi par le refus de membres du gouvernement d’exécuter une décision de Justice. Cette affaire a sans doute été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Car, les décisions de Justice rangées dans les tiroirs par le gouvernement, il y en a à la pelle. Même le président du CSM piétine les décisions de la Justice. Reste donc à espérer que cette exigence des syndicats de magistrats sonnera le tocsin et pourquoi pas secouer le cocotier.

  • 19
  • Juil

Les marcheurs pris à parti par les forces de l’ordre

Sénat-8Le 29 juin dernier, les partis de l’opposition ont organisé sur l’ensemble du territoire national, une marche de protestation contre la mise en place de la deuxième chambre parlementaire, le Sénat , mais aussi contre ce qu’ils ont qualifié de mauvaise politique du gouvernement. A Ouagadougou, des milliers de gens ont honoré ce rendez-vous à la place de la Nation qui était le lieu du rassemblement. Mais les choses ont fini par tourner à l’envers. La marche s’est transformée en courses-poursuites entre policiers et manifestants.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite