• 19
  • Fév

La colère des frères Compaoré

blaise francoisOn perd son latin finalement ! Comment peut-on descendre aussi ? Lorsque le débat d’idée entre adversaires politiques glisse sur le terrain de la délation, la calomnie et de l’injure facile, il y a lieu de s’indigner. A en croire notre confrère Jeune Afrique, réagissant à la défection de ces ex-compagnons, Roch Marc Christian Kaboré, Salif Diallo et Simon Compaoré, Blaise Compaoré, tout président du Faso qu’il est, n’aurait pas trouver mieux que de traiter ces derniers en termes très désobligeants. Avant lui, a-t-on appris de la presse nationale, c’était à son frère Cadet, François Compaoré, de tenir des propos tout aussi inconvenants à l’endroit du Larlé Naaba, ministre du Mogho Naaba, lui aussi démissionnaire du parti présidentiel. Que dire de ces propos dont l’incivilité le dispute à la grossièreté, dans un contexte national aussi explosif ? Sinon qu’ils sont indignes de leurs auteurs supposés.

  • 05
  • Fév

Un véritable bouleversement de l’échiquier politique !

fouleLa situation sociopolitique nationale en début d’année 2014 est plus qu’explosive. L’opposition politique et des organisations de la société civile étaient déjà dans les starting-blocks du combat sans concessions contre la mise en place du Sénat et la relecture de l’article 37 de la Constitution pour sauter le verrou de la limitation des mandats. Le chef de file de l’opposition, Zéphirin Diabré, avait lancé un appel à tous les fils du pays y compris les militants du CDP (Congrès pour la démocratie et le progrès) qui partagent cette cause de prendre courageusement leur distance avec l’ambition du pouvoir à vie pour rejoindre la lutte du peuple pour sa dignité et sa liberté. Cet appel semble avoir été entendu. L’opposition vient d’être rejointe dans son combat depuis le 4 janvier dernier par des recrues de luxe : Roch Marc Christian Kaboré, Salif Diallo, Simon Compaoré et près d’une centaine d’autres anciens membres du Bureau politique du CDP. La marche prévue le 18 janvier prochain risque donc d’être une véritable démonstration de forces par l’opposition qui verrait logiquement ses rangs se grossir des partisans des démissionnaires. L’alternance est désormais possible, pour ne pas dire qu’elle se rapproche. Mais au profit de qui ? Au regard des forces en présence, l’opposition traditionnelle pourra-t-elle faire le poids face aux nouveaux arrivants ? Pourront-ils s’entendre sur une plate-forme de conquête du pouvoir sachant que les dissidents du CDP sont en partie comptables du lourd passif politique et humain du système Compaoré ? Ne s’achemine-t-on pas vers un changement dans la continuité ?

  • 05
  • Fév

Roch, Salif, Simon et les autres brisent les derniers espoirs de Blaise Compaoré !

rupture

Que reste-t-il du bras politique du système Compaoré ? Cette question trotte dans bien des têtes depuis le 5 janvier dernier. Peut-être que Blaise Compaoré lui-même en est encore à se poser la question. Personne ne peut, à l’heure actuelle, mesurer l’ampleur des dégâts de cette tempête qui vient de secouer le parti présidentiel. Combien sont-ils aujourd’hui les démissionnaires ? Difficile d’y répondre. Chaque jour apporte son lot de partants partout à travers le territoire national. Roch Marc Christian Kaboré, Salif Diallo et Simon Compaoré formaient le trio le plus puissant du système, après bien sûr Blaise Compaoré lui-même. Depuis le 4 janvier, ce trio risque d’être celui qui apportera le coup de grâce au même système. Du CDP, il n’en reste plus grand-chose de consistant. Le Secrétariat exécutif national (SEN) a beau essayer de minimiser l’ampleur des angoisses, il ne trompe personne. La panique grossit chaque jour un peu plus. Après l’apogée, c’est le début du déclin d’un système politique usé par trois longues décennies de ruse et de débauche d’énergies pour se maintenir. Le reste c’est une question de lucidité et de bon sens. Tout est désormais possible.

  • 20
  • Jan

Ainsi donc Blaise Compaoré se battra jusqu’au bout ?

bc une2

Le 12 décembre dernier, le Président du Faso a enfin laissé transparaître officiellement ses intentions réelles. Il ne veut pas quitter le pouvoir après 2015. Certes, il ne l’a pas dit ouvertement. Mais en affirmant que rien n’empêche légalement la modification de l’article 37, Blaise Compaoré a déjà lancé la campagne. L’article 37 sera révisé, s’il le faut, par référendum. C’était connu de tous, sauf ceux qui ne voulaient pas voir la réalité en face. Tant que Blaise Compaoré aura le choix, il ne quittera pas le pouvoir. Nous l’avons toujours écrit et réécrit. Au fond, s’il y a quelqu’un qui est resté dans sa logique depuis toujours, c’est bien Blaise Compaoré. Il a une conception militaire de la politique. Elle se limite aux rapports de forces. Tant pis pour ceux qui croient aux principes et aux valeurs. Tant que les rapports de forces seront en sa faveur, il ne changera pas. Il règnera à vie. Peut-il en être autrement quand on connaît son parcours politique avec sa prise du pouvoir dans les conditions que l’on sait ? Maintenant, la question est de savoir : qu’est-ce qui peut bien l’arrêter ?

  • 26
  • Déc

2014, l’année de tous les dangers !

cdpLa situation sociopolitique nationale baigne dans un calme plat inquiétant. Après les levers de boucliers autour de la mise en place du Sénat et la relecture de la Constitution le 12 novembre dernier, les différents états-majors politiques semblent s’emmurer dans les calculs et l’élaboration de stratégies pour l’offensive ou la contre-offensive. Le pouvoir semble se chercher à travers la construction d’alliances et des ralliements. Mais il mobilise peu, pour l’instant. Ou du moins, il ne mobilise ceux que les autres ont déjà rejetés depuis longtemps. Tous les scénarios sont envisagés avec des plans A, B, C, etc. Pendant ce temps, le parti présidentiel, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), se lézarde de l’intérieur. Les voix discordantes se multiplient. Les clans se dressent et prêts à en découdre. A force de chercher une large coalition autour du projet de mise en place du Sénat et de la relecture de la Constitution, le Président Compaoré et l’équipe dirigeante du CDP risquent de se faire surprendre par l’ampleur de la grogne à l’intérieur du parti. Les conditions de l’implosion sont en train d’être réunies.

  • 11
  • Déc

Un pas de plus dans l’incertitude

assnatComme annoncé dans notre précédente édition, l’Assemblée nationale a adopté le mardi 12 novembre dernier, le projet de loi portant modification de la constitution en vue d’introduire des dispositions transitoires lui permettant de légiférer en toute légalité et en attendant la mise en place du sénat. Les deux groupes parlementaires de l’opposition (Alternance, démocratie et justice – ADJ et union pour le progrès et le changement - UPC) ont boycotté cette séance plénière. Contrairement donc à la loi portant création du sénat, le groupe parlementaire ADF-RDA (Alliance pour la démocratie et la fédération, Rassemblement démocratique africain) a apporté sa caution à cette révision constitutionnelle. Le front républicain composé de la mouvance présidentielle se met progressivement en place. Lentement, le pouvoir se prépare à des batailles politiques inutilement dangereuses. Le pays s’enfonce dans l’incertitude.

  • 03
  • Déc

Fin de règne pour les réseaux mafieux ?

yacouba barryLes 24 et 25 octobre derniers se sont tenus à Ouagadougou, les états généraux des lotissements. Environ 500 participants représentant l’Etat et ses services centraux et déconcentrés, les collectivités territoriales, les experts de la question foncière, les organisations de la société civile (OSC), les partenaires techniques et financiers se sont penchés sur cette lancinante question des lotissements marqués par une gestion scandaleuse, voire mafieuse, au cours de ces dernières années. Presque tous les lotissements opérés, surtout dans les villes de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso ont été entachés de pratiques suspectes et de « deals mafieux ». Parfois, ce sont les premiers responsables des conseils municipaux ou d’arrondissements qui sont indexés. Mais les états généraux semblent avoir avalisé l’impunité pour les « suspects sérieux » de deals de parcelles. Ils ont fait des recommandations, somme toute pertinentes, mais qui risquent de mourir dans les tiroirs à étouffer les dossiers gênants de la république et de ses protégés.

  • 10
  • Nov

assami2Depuis quelques temps, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), parti au pouvoir, tente de reprendre la main face au réveil de l’opposition politique réunie autour du Chef de file de l’opposition (CFOP). Ce réveil inattendu a déjoué bien des plans du pouvoir et créé même une certaine panique qui a poussé à des sorties et initiatives malheureuses et surtout, mis à nu la faible capacité du Secrétariat exécutif national (SEN) à gouverner le parti présidentiel. Cette situation a provoqué des agitations, encore fébriles certes, mais qui pourraient, si rien n’est fait, faire place à une implosion ou tout au moins des batailles rangées en interne. Des militants dénoncent « l’incompétence » du SEN et appellent à sa démission pure et simple et à la tenue d’un congrès extraordinaire. Dans une déclaration qui circule encore sous les manteaux et dont nous avons obtenu une copie, ces militants égrènent un long chapelet de griefs contre le SEN. Jusqu’où peut aller cette fronde naissante ?

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite