• 05
  • Fév

Roch, Salif, Simon et les autres brisent les derniers espoirs de Blaise Compaoré !

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Que reste-t-il du bras politique du système Compaoré ? Cette question trotte dans bien des têtes depuis le 5 janvier dernier. Peut-être que Blaise Compaoré lui-même en est encore à se poser la question. Personne ne peut, à l’heure actuelle, mesurer l’ampleur des dégâts de cette tempête qui vient de secouer le parti présidentiel. Combien sont-ils aujourd’hui les démissionnaires ? Difficile d’y répondre. Chaque jour apporte son lot de partants partout à travers le territoire national. Roch Marc Christian Kaboré, Salif Diallo et Simon Compaoré formaient le trio le plus puissant du système, après bien sûr Blaise Compaoré lui-même. Depuis le 4 janvier, ce trio risque d’être celui qui apportera le coup de grâce au même système. Du CDP, il n’en reste plus grand-chose de consistant. Le Secrétariat exécutif national (SEN) a beau essayer de minimiser l’ampleur des angoisses, il ne trompe personne. La panique grossit chaque jour un peu plus. Après l’apogée, c’est le début du déclin d’un système politique usé par trois longues décennies de ruse et de débauche d’énergies pour se maintenir. Le reste c’est une question de lucidité et de bon sens. Tout est désormais possible.

  • 20
  • Jan

Ainsi donc Blaise Compaoré se battra jusqu’au bout ?

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Le 12 décembre dernier, le Président du Faso a enfin laissé transparaître officiellement ses intentions réelles. Il ne veut pas quitter le pouvoir après 2015. Certes, il ne l’a pas dit ouvertement. Mais en affirmant que rien n’empêche légalement la modification de l’article 37, Blaise Compaoré a déjà lancé la campagne. L’article 37 sera révisé, s’il le faut, par référendum. C’était connu de tous, sauf ceux qui ne voulaient pas voir la réalité en face. Tant que Blaise Compaoré aura le choix, il ne quittera pas le pouvoir. Nous l’avons toujours écrit et réécrit. Au fond, s’il y a quelqu’un qui est resté dans sa logique depuis toujours, c’est bien Blaise Compaoré. Il a une conception militaire de la politique. Elle se limite aux rapports de forces. Tant pis pour ceux qui croient aux principes et aux valeurs. Tant que les rapports de forces seront en sa faveur, il ne changera pas. Il règnera à vie. Peut-il en être autrement quand on connaît son parcours politique avec sa prise du pouvoir dans les conditions que l’on sait ? Maintenant, la question est de savoir : qu’est-ce qui peut bien l’arrêter ?

  • 26
  • Déc

2014, l’année de tous les dangers !

cdpLa situation sociopolitique nationale baigne dans un calme plat inquiétant. Après les levers de boucliers autour de la mise en place du Sénat et la relecture de la Constitution le 12 novembre dernier, les différents états-majors politiques semblent s’emmurer dans les calculs et l’élaboration de stratégies pour l’offensive ou la contre-offensive. Le pouvoir semble se chercher à travers la construction d’alliances et des ralliements. Mais il mobilise peu, pour l’instant. Ou du moins, il ne mobilise ceux que les autres ont déjà rejetés depuis longtemps. Tous les scénarios sont envisagés avec des plans A, B, C, etc. Pendant ce temps, le parti présidentiel, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), se lézarde de l’intérieur. Les voix discordantes se multiplient. Les clans se dressent et prêts à en découdre. A force de chercher une large coalition autour du projet de mise en place du Sénat et de la relecture de la Constitution, le Président Compaoré et l’équipe dirigeante du CDP risquent de se faire surprendre par l’ampleur de la grogne à l’intérieur du parti. Les conditions de l’implosion sont en train d’être réunies.

  • 11
  • Déc

Un pas de plus dans l’incertitude

assnatComme annoncé dans notre précédente édition, l’Assemblée nationale a adopté le mardi 12 novembre dernier, le projet de loi portant modification de la constitution en vue d’introduire des dispositions transitoires lui permettant de légiférer en toute légalité et en attendant la mise en place du sénat. Les deux groupes parlementaires de l’opposition (Alternance, démocratie et justice – ADJ et union pour le progrès et le changement - UPC) ont boycotté cette séance plénière. Contrairement donc à la loi portant création du sénat, le groupe parlementaire ADF-RDA (Alliance pour la démocratie et la fédération, Rassemblement démocratique africain) a apporté sa caution à cette révision constitutionnelle. Le front républicain composé de la mouvance présidentielle se met progressivement en place. Lentement, le pouvoir se prépare à des batailles politiques inutilement dangereuses. Le pays s’enfonce dans l’incertitude.

  • 03
  • Déc

Fin de règne pour les réseaux mafieux ?

yacouba barryLes 24 et 25 octobre derniers se sont tenus à Ouagadougou, les états généraux des lotissements. Environ 500 participants représentant l’Etat et ses services centraux et déconcentrés, les collectivités territoriales, les experts de la question foncière, les organisations de la société civile (OSC), les partenaires techniques et financiers se sont penchés sur cette lancinante question des lotissements marqués par une gestion scandaleuse, voire mafieuse, au cours de ces dernières années. Presque tous les lotissements opérés, surtout dans les villes de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso ont été entachés de pratiques suspectes et de « deals mafieux ». Parfois, ce sont les premiers responsables des conseils municipaux ou d’arrondissements qui sont indexés. Mais les états généraux semblent avoir avalisé l’impunité pour les « suspects sérieux » de deals de parcelles. Ils ont fait des recommandations, somme toute pertinentes, mais qui risquent de mourir dans les tiroirs à étouffer les dossiers gênants de la république et de ses protégés.

  • 10
  • Nov

assami2Depuis quelques temps, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), parti au pouvoir, tente de reprendre la main face au réveil de l’opposition politique réunie autour du Chef de file de l’opposition (CFOP). Ce réveil inattendu a déjoué bien des plans du pouvoir et créé même une certaine panique qui a poussé à des sorties et initiatives malheureuses et surtout, mis à nu la faible capacité du Secrétariat exécutif national (SEN) à gouverner le parti présidentiel. Cette situation a provoqué des agitations, encore fébriles certes, mais qui pourraient, si rien n’est fait, faire place à une implosion ou tout au moins des batailles rangées en interne. Des militants dénoncent « l’incompétence » du SEN et appellent à sa démission pure et simple et à la tenue d’un congrès extraordinaire. Dans une déclaration qui circule encore sous les manteaux et dont nous avons obtenu une copie, ces militants égrènent un long chapelet de griefs contre le SEN. Jusqu’où peut aller cette fronde naissante ?

  • 22
  • Oct

Blaise Compaoré fait peur !

blaiseDans notre précédente édition, nous relevions qu’avec son Blaise Compaoré finira par enterrer ce qui reste de la crédibilité de certains leaders religieux. Nous avons par la suite été apaisé par la sortie du Premier ministre à la télévision nationale le 17 septembre dernier, lorsqu’il a déclaré que « nous n’allons pas imposer le Sénat ». Bien des analystes avaient vu dans cette déclaration de Luc Adolphe Tiao, un revirement dans l’entêtement du pouvoir à mettre en place cette deuxième Chambre qui divise profondément la société burkinabè. Mais voilà que Blaise Compaoré revient à la charge, une fois de plus, à l’extérieur du pays, pour réaffirmer sa volonté d’instaurer le Sénat. Mieux, il a fini de convaincre plus d’un qu’il n’est pas encore prêt à quitter le pouvoir en 2015. Bien au contraire, il reste convaincu d’avoir le choix. Plus grave, son seul choix sera déterminant. On croit rêver. Finalement, et c’est désormais clair pour tous, la Constitution burkinabè ne vaut que par le seul choix de Blaise Compaoré. On prend de plus en plus peur à l’écouter.

  • 02
  • Oct

senatre

Après le flop des tentatives de forcing pour la mise en place du Sénat controversé et rejeté par bien de ses compatriotes, Blaise Compaoré a décidé d’élargir les bases de la concertation. Par un communiqué du 6 septembre dernier, il annonce avoir instruit le gouvernement à poursuivre les concertations avec toutes les composantes sociales. Une semaine après, il a reçu tour à tour, les communautés religieuses (catholique, protestante et musulmane). Le moins que l’on puis dire à l’écoute des leaders religieux à leur sortie d’audience, c’est que ce projet de sénat va diviser davantage et profondément les burkinabè. Blaise Compaoré risque ainsi de tuer définitivement la crédibilité de certains leaders religieux. Ce n’est vraiment pas leur bagarre, ce sénat. Certains l’ont compris mais d’autres non ! Et c’est vraiment regrettable !

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite