• 04
  • Mai

Entre publicité politique et agendas cachés

conseilLe gouvernement a cédé à la pression du mouvement syndical en lutte depuis de longues années déjà pour la revalorisation des grilles indemnitaires des salariés burkinabè. Près de 55 milliards (54,7) de francs CFA, c’est le montant que l’Etat va devoir débrousser en cours d’année budgétaire pour satisfaire cette revendication. Mais ce n’est pas tout ! Il en débloquera autant pour répondre à d’autres demandes sociales. Au total, 110 milliards de nos francs, (117, selon des délégations gouvernementales envoyées pour donner la bonne nouvelle aux populations des 13 régions) vont être mobilisés pour alléger la souffrance de la majorité des populations burkinabè dont le quotidien est synonyme de misère et de désespoirs. A priori, ces mesures sont salutaires. Cependant, le gouvernement donne l’impression que ces mesures sociales relèvent d’un acte de générosité d’un individu comme si cet argent provenait de la poche ou de la boutique qui consent à entendre le cri de détresse des populations. Son attitude ressemble fort à une tentative désespérée d’une récupération politicienne de la lutte des syndicats et de la détresse des citoyens.

  • 16
  • Avr

Blaise Compaoré à la fois le problème et la solution

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Depuis le début de l’année 2014, le climat sociopolitique national ne cesse de se dégrader. Chaque jour apporte son lot d’incertitudes, tant les positions de plus en plus tranchées se cristallisent davantage sur la perspective de la présidentielle 2015, surtout depuis la création du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). L’espoir de les concilier se réduit dangereusement. Pour certains, c’est le combat de leur vie. Pour d’autres ça risque d’être le combat de trop. Tous les regards sont tournés désormais vers celui qui est à la fois le problème et la solution : le Président Blaise Compaoré. Celui-ci s’est emmuré dans un mutisme peu rassurant. Ce silence encourage ses partisans à multiplier les sorties et les discours qui incitent moins à la paix. Consciemment ou non, on est en train de dresser les Burkinabè les uns contre les autres. Il faut vite arrêter ce jeu de massacre qui se prépare. A force de surchauffer les esprits avec cette culture de la haine de l’autre, on risque de faire naître un monstre incontrôlable.

  • 04
  • Avr

Blaise toujours seul face à ses responsabilités devant l’histoire !

jbbc

10 mars 2014, la médiation autosaisie, conduite par le Président Jean-Baptiste Ouédraogo s'est soldée par un échec. C'était prévu! Malgré tout le respect que l’on peut et doit avoir pour leur personnalité et leur initiative, l’on ne peut s’empêcher de relever que les médiateurs eux-mêmes semblent avoir créé les conditions objectives pour échouer. Il ne faut pas se complaire dans cette hypocrisie bien burkinabè qui voudrait que l’on dise chaque fois le contraire de ce que l’on pense. Nous l’avions déjà écrit dans nos précédentes éditions. De leur lecture de la situation sociopolitique à travers leur déclaration d’engagement à leur démarche en passant par le choix des protagonistes de la médiation, tout indiquait que cette initiative ne pouvait que faire flop. Ce n’est donc pas une surprise que cette médiation ait échoué sans avoir abordé les questions de fond. Cet échec est la traduction, on ne peut plus claire de la crise de confiance entre acteurs politiques dont certains ont des agendas cachés d’autres une opportunité historique de rentrer dans l’histoire par la grande porte. Blaise Compaoré est toujours à la case départ : seul face à ses responsabilités devant l’histoire. C’est à lui de choisir entre ses ambitions personnelles, les intérêts de son clan et la stabilité du pays.

  • 04
  • Avr

Amour compliqué, divorce impossible !

justice« Justice et médias forment un couple uni par les liens de la démocratie et de l’Etat de droit. Ce couple, souvent traversé par une incompatibilité d’humeurs, est condamné à ne jamais épuiser les vertus du mariage, tant chacun de ses membres doit à l’autre jusqu’à sa propre survie ». Cette analyse on ne peut plus pertinente au sujet des rapports tumultueux entre le monde judiciaire et celui des médias est d’Arnaud Ouédraogo, Directeur de cabinet de la présidente du Conseil supérieur de la communication (CSC). Les récurrentes montées de fièvre ayant caractérisé les relations entre les deux entités ces derniers temps ont conduit le CSC à organiser un panel sur le sujet le 25 février dernier, à Ouagadougou. « Justice et médias : quelles valeurs communes ? ». Tel est le thème de cette rencontre qui se voulait un pont jeté entre les deux membres du couple en vue de les dissuader de toute tentation de divorce.

  • 04
  • Avr

Le MPP poursuit son offensive vers Kosyam

rockAprès les régions des Hauts-Bassins et des Cascades, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) était en attraction dans la région du Nord, le 15 mars dernier. Le triplet de mousquetaires (Roch Marc Christian Kaboré, Salif Diallo et Simon Compaoré) qui dirige ce nouveau-né de l’échiquier politique national surfe sur une vague de mobilisation populaire. Sous un soleil de plomb et par milliers, les militants, sympathisants et autres curieux de Gourcy, chef-lieu de la province du Zondoma, et de Ouahigouya, capitale de la province du Yatenga et de la région du Nord ont bravé le soleil brûlant pour accueillir et écouter le message des nouveaux chantres du changement. Ils ont été servis à profusion. Ce fut une véritable démonstration de force et une défiance au Congrès pour la démocratie et le progrès dont le MPP a proclamé la mort et l’enterrement.

  • 18
  • Mar

Le CDP mis à genoux par les vagues de démissions peine à se relever !

cdpLe Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) commence à perdre du terrain. Les municipales partielles du 23 février dernier illustrent éloquemment cette marche à reculons du parti présidentiel. Il est vrai que sur 6 communes et un arrondissement, le parti sort majoritaire dans trois conseils municipaux et se retrouve à égalité avec l’UNIR/PS à Dandé. C’est pratiquement 50%. Cependant, depuis sa création en 1996, c’est la première fois que le parti subit un tel recul avec la clef, une cinglante raclée dans l’arrondissement N°4 de Ouagadougou où l’honneur même de la direction du parti était en jeu. Le mastodonte a bien maigri. François Compaoré en personne, s’y est investi sans pouvoir influencer la volonté des populations d’installer à la tête de leur arrondissement, Anatole Bonkoungou. C’est de bon augure dans la perspective de la présidentielle de 2015. Si le CDP persiste dans l’erreur de n’avoir pour seul projet de société que la pérennisation du système Compaoré avec les parachutages des protégés à la tête des collectivités territoriales, il est certain qu’il ne survivra pas au président du Faso dont le règne court inexorablement vers sa fin.

  • 03
  • Mar

Le compte à rebours s’accélère pour Blaise Compaoré

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Depuis le début de l’année, Blaise Compaoré voit ses espoirs d’un pouvoir à vie maigrir comme une peau de chagrin. Les vagues de démissions qui ont presque explosé le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), suivies de la création du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) ont déjoué tous ses plans. Tant que les anciens bonzes du CDP devenus leaders du MPP (Roch, Salif, Simon et compagnie) restaient dans l’ombre et assistaient lâchement à ses manœuvres, il avait toutes les cartes en mains. Mais avec ce réveil inattendu des fondateurs du MPP, les choses semblent lui échapper désormais, d’autant plus que ceux-ci ont rejoint l’opposition avec armes et bagages. Depuis, Blaise Compaoré est devenu trop transparent. Tout ce qu’il entreprend échoue avant même de connaître un début de mise en œuvre. Que lui reste-t-il à faire pour s’assurer une sortie honorable et léguer aux Burkinabè un pays stable et paisible ? Ses compatriotes attendent fortement une réponse à cette question qui, logiquement n’avait même pas lieu d’être posée. Mais pour avoir créé les conditions pour qu’elle lui soit posée, Blaise Compaoré n’a d’autre choix que d’y apporter une réponse claire et limpide. Malheureusement, il s’est emmuré comme à ses habitudes dans un silence étouffant. Le pays retient son souffle et tourne pratiquement au ralenti. Plus rien ne semble fonctionner normalement dans ce pays.

  • 19
  • Fév

Le palais de Kosyam en attente d’un nouveau locataire !

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Depuis le 18 janvier, date de la mobilisation exceptionnelle à la faveur de la journée nationale de protestation contre la mise en place du Sénat, lancée par le chef de file de l’opposition, la scène politique nationale connaît de profonds bouleversements. Le renfort apporté par les démissionnaires du CDP ont sans doute contribué à cette mobilisation des grands jours. Depuis, les choses sont allées trop vite. En l’espace d’un mois, la reconfiguration de l’échiquier politique national suscite à la fois de l’espoir mais aussi des inquiétudes. Le changement est plus que jamais à portée de main. Une chose est certaine : si le pays bascule dans la violence et l’instabilité politique les frères Compaoré (Blaise et François) en porteront presqu’exclusivement l’entière responsabilité. Il ne faut plus se cacher derrière cette gymnastique intellectuelle équilibriste juste pour partager la poire en deux. Rien ni personne ne peut arrêter la dynamique sociale du changement. Ceux qui sont entrés dans l’histoire par une effraction sanglante semblent vouloir en sortir dans les mêmes conditions. Il serait malsain de les y encourager.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite