• 24
  • Aoû

La nouvelle diversion de Blaise Compaoré et son Front républicain

bcDepuis sa dernière interview exclusive accordée à notre confrère Jeune Afrique, les Burkinabè, même les plus sceptiques, sont désormais plus fixés sur l’état d’esprit réel de leur Président. Comme l’a écrit notre confrère Mutations, « il se moque de la Constitution du Burkina Faso » et même des Burkinabè. Mais en vérité, il ne trompe personne. A moins qu’il n’ait lui aussi, comme ses courtisans, perdu ce qui lui reste de lucidité, il doit savoir que le temps est venu de prendre sa retraite. Tout autre discours et stratagème est voué à l’échec et risque de plonger le pays dans les abîmes des pouvoirs suicidaires. Ce n’est certainement pas cette offre douteuse de dialogue par le non moins douteux Front républicain qui pourra relancer une machine défensivement grippée et hors d’usage.

  • 07
  • Aoû

Blaise Compaoré a le choix entre transition pacifique et changement violent !

blaiseLa situation sociopolitique burkinabè semble de plus en plus préoccuper la communauté internationale, notamment certaines chancelleries accréditées au pays des Hommes intègres. Certains ne cachent plus leur inquiétude. Cette inquiétude grandissante, tranche nettement avec l’insouciance des soutiens de Blaise Compaoré qui, contre vents et marrées s’entêtent à vouloir mettre le feu aux poudres. Si Blaise veut qu’ils mettent le feu au pays, ils le feront sans état d’âme. Ils ne savent pas faire autre chose que d’obéir et d’exécuter. De ces hommes et femmes qui crient référendum ou Blaise Compaoré partout, il ne faut certainement rien attendre ni espérer. Reste maintenant à savoir si Blaise Compaoré saura lucidement résister aux sirènes des courtisans irresponsables pour sauver son pays de la menace qui pèse sur sa précaire stabilité politique et institutionnelle. Rien n’est encore perdu. Mais il lui reste très peu de temps pour réagir. Son lourd silence depuis sa sortie de Réo où il semblait sûr de son fait, risque de trop pourrir la situation et la mettre hors de tout contrôle. Et c’est ce qui inquiète bien des amis du Burkina et de nombreux Burkinabè.

  • 21
  • Juil

On fait quoi maintenant ?

stadeQue va faire Blaise Compaoré maintenant ? Il avait besoin de montrer à la face du monde que le peuple est toujours mobilisé derrière lui. C’est fait avec les récentes ripostes de son parti et de ses partisans aux manifestations de l’opposition et ses bains de foules à l’intérieur du pays. L’on sait désormais que les deux camps mobilisent. On sait aussi comment chacun s’y prend et qui se fait rouler dans sa propre farine. Désormais, les consciences ne s’achètent pas si facilement au Burkina Faso, surtout à Ouagadougou. Comme il avait souhaité, le parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a effectivement réussi le pari de remplir le stade recto verso avec des intercalaires, le samedi 21 juin dernier, bien plus que l’opposition. Mais en l’espace de 20 mn, tout ce monde s’est évaporé, laissant au Secrétaire exécutif national du CDP, des gradins vides pour son message. Mais en leur nom et dans leur dos, il a osé appeler le Président Blaise Compaoré à convoquer vite le référendum pour modifier l’article 37 de la Constitution. Que fera donc Blaise Compaoré ? S’accrochera-t-il aux sirènes de courtisans incapables de maintenir les troupes en alerte ? Saura-t-il puiser au plus profond de lui-même la sagesse et le courage nécessaires pour préserver le Burkina Faso du chaos ? Ou l’obsession du pouvoir a-t-elle définitivement eu raison de sa stature d’homme d’Etat tant vantée par ses partisans ?

  • 07
  • Juil

Des signes évidents d’essoufflement et de fin de règne !

meeting cdpDepuis quelques mois, pouvoir et opposition se livrent une bataille à distance à travers des démonstrations de forces. Dans cette bataille pour ou contre le maintien de Blaise Compaoré à Kosyam après 2015, le pouvoir, sans s’en rendre compte, montre des signes évidents d’affaiblissement avec une incapacité notoire à anticiper sur les évènements. Réduit à courir derrière l’opposition, il semble gagné par une panique qui frise parfois l’affolement. En effet, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) et tous les soutiens de Blaise Compaoré ne font que répondre aux initiatives de l’opposition. Elle remplit un stade, ils font aussi leur plein de stade. Ce sont des signes d’essoufflement, de fin de règne. Mais comme tout pouvoir finissant qui n’entend pas se rendre à l’évidence, il peut être très dangereux tant pour lui-même et ses acteurs que pour tous les citoyens qui osent s’élever contre son maintien. La situation actuelle est assez illustrative des graves menaces qui pèsent sur le climat social. La terreur s’installe dans bien des esprits, avec une insécurité rampante et déjà une mort suspecte (celle du juge constitutionnel, Salifou Nébié). La colère aussi monte. Il faut craindre que ce pouvoir-là ne finisse comme il est arrivé : dans un bain de sang.

  • 07
  • Juil

uun

Les placards de la justice Burkinabè viennent d’enregistrer un nouveau dossier de mort suspecte. Salifou Nébié, Magistrat de grade exceptionnel, ancien président des tribunaux populaires de la révolution (TPR), ancien ambassadeur du Burkina à la Havane (Cuba) a été retrouvé mort à Saponé, à une trentaine de kilomètres de Ouagadougou, seulement une heure après avoir quitté des amis pour rejoindre son domicile en sens opposé de là où il a été retrouvé.  Comme une trainée de poudre, la nouvelle envahit la capitale puis tout le pays. Très vite la thèse de l’assassinat politique est presque sur toutes les lèvres. Même la justice avait vite fait de parler d’homicide volontaire suite aux résultats du scanner post-mortem réalisé par un médecin Burkinabè.

  • 27
  • Jui

Attention à l’escalade criminelle !

crimesLe Burkina Faso s’enlise progressivement dans le délitement total de l’Etat. Plus préoccupé par son maintien, le pouvoir semble progressivement abandonner les populations dans l’insécurité totale. L’escalade criminelle est en train de s’installer. L’administration tourne au ralenti du fait des grèves perlées et des courses effrénées à la recherche d’un bilan pour le programme quinquennal du Président. L’histoire rattrape le pouvoir Compaoré. Pendant un quart de siècle, le pays tout entier, sauf quelques voix discordantes vite éteintes, s’est laissé embarquer dans une falsification de l’histoire. On a ainsi hissé au plus profond de la conscience collective des héros auto-proclamés, devenus aujourd’hui de véritables boulets aux pieds de la république. Celle-ci est restée longtemps piégée par tant de renoncements, de terreurs, de roublardises, de mensonges et que savons-nous encore ? Les débats sur l’article 37 de la Constitution et la montée de la criminalité avec un énième assassinat viennent rappeler à la conscience nationale que tout comme l’on ne peut construire une bâtisse solide sur du sable mouvant, l’on ne peut construire une nation en tuant ses vrais héros tout en lui inventant de faux héros, des indispensables.

  • 03
  • Jui

On est bien parti pour des hostilités !

cfopLe Chef de file de l’opposition politique (CFOB) a organisé une conférence de presse hier 15 mai à son siège. Pour Zéphirin Diabré, entouré de figures de proue de l’opposition burkinabè, dont Bénéwendé Stanislas Sankara, Ablassé Ouédraogo, Rock Marc Christian Kaboré, l’heure n’est plus à l’attentisme. Il faut passer à la vitesse supérieure. Car, la sortie de Blaise Compaoré à Réo, si elle ne surprend pas l’opposition politique, sonne comme de la provocation de trop. Ainsi, Zéphirin Diabré a convoqué les hommes de médias pour leur annoncer une batterie de mesures qui concourent à  barrer la route à ce qu’il considère comme une « forfaiture » du CDP et de ses partisans qui veulent violer la Constitution.

  • 03
  • Jui

Blaise Compaoré dévoile ses intentions

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Blaise Compaoré vient de briser ce qui n’était qu’un secret de polichinelle au Burkina Faso. Presque tous les observateurs savaient bien que dans ses plans, il n’y a pas de place pour une passation volontaire des charges à un successeur. Son pouvoir, il le conçoit personnel et à vie. Malgré que tous ses plans aient été contrariés, il cherche, à tout prix, les moyens de se maintenir. Il ne lâchera pas prise, sauf s’il y est contraint. Il s’accroche désormais au seul moyen qui lui reste pour se maintenir : le référendum. C’est à Réo, dans la province du Sanguié, fief de son Premier ministre Luc Adolphe Tiao, qu’il s’est le plus clairement prononcé jusque-là. C’était le samedi 10 mai dernier. Dans une atmosphère inutilement surchauffée, où le ridicule le disputait à la platitude, Blaise Compaoré a retrouvé de l’allant et promet que la majorité va imposer le « droit du peuple à choisir ». Comme si la Constitution du Burkina Faso n’avait pas déjà garanti ce droit du peuple à choisir, mais surtout le devoir du peuple à ne plus le choisir.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite