• 16
  • Oct

Finie la comédie !

dialogue

Ça y est ! Le Dialogue Majorité – Opposition est déjà bloqué. On avait cru que Blaise Compaoré tenait enfin le bon bout pour sa retraite politique. Mais son offre de dialogue ressemble finalement à une nouvelle tentative de rouler les autres dans la farine. Elle risque de subir le même sort que celui de l’ancien Président Jean-Baptiste Ouédraogo. Comme quoi la recette du médiateur international manque de saveur dans les plats locaux. L’opposition n’a jamais été aussi proche de réaliser l’alternance et pour sûr, ce n’est pas au détour d’un dialogue, fût-il initié par le président du Faso, qu’elle abandonnera facilement la partie et signer définitivement la fin de carrière pour tous ses leaders actuels. Car, si nécessaire, la mobilisation populaire contre la révision de l’article 37 et la mise en place du Sénat se poursuivra avec ou sans accord politique au sortir de ce dialogue. La question du maintien de Blaise Compaoré ne fait plus partie des hypothèses envisageables ni dans le cadre de ce dialogue, ni dans tout autre cadre. Apparemment, Blaise Compaoré et sa majorité ne l’on pas encore compris. Ce qui devait arriver arriva. Le CFOP, après une suspension pour consulter sa base, risque de quitter définitivement la table du dialogue.

  • 03
  • Oct

Ces mises en scènes honteuses et dégradantes pour la jeunesse

uune

Certains acteurs du pouvoir ont perdu totalement la lucidité. Pire, ils sont prêts à tout, même à l’indignité pour tenter de sauver ce qui peut l’être encore. C’est le cas, entre autres, de ces démissions du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et des ralliements au Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). Dans cette bataille de basses classes, c’est l’avenir de jeunes burkinabè qu’on détruit en les plongeant dans l’indignité et l’opprobre. On abuse ainsi de la misère des uns et de la cupidité des autres pour en faire des vils individus sans foi ni loi, prêts à tout pour quelques broutilles. L’on a atteint le comble du ridicule avec ces « vagues » de démissions à Banfora et à Bobo Dioulasso où les apprentis politiciens et leurs commanditaires manifestement peu doués, ont laissé apparaître au grand jour ce qui n’était qu’un secret de polichinelle : l’instrumentalisation qui se cache derrière ces démissions - ralliements. Le CDP doit être décidément à la déroute et risque de tout offrir au MPP sur un plateau d’or.

  • 16
  • Sep

manif

Blaise Compaoré lui-même sait qu’il doit partir !

Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) semble résigné à se contenter désormais de gesticulations fébriles et de jeux d’enfants. Assommé par la débâcle du stade du 4-Août le 21 juin dernier, le CDP a du mal à se relever et devient pratiquement prévisible dans tout ce qu’il entreprend. En lieu et place d’une stratégie politique de soutien à son chef, plus que jamais seul face à son destin, le CDP persiste à jouer un disque rayé et définitivement hors usage. Il s’est trouvé une nouvelle façon d’amuser la galerie : instrumentaliser quelques individus en quête de publicité ou d’espèces sonnantes et trébuchantes pour annoncer en fanfare leur retour au CDP au détriment du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Ce jeu peut sans doute faire du mal au MPP mais il amuse bien des observateurs et acteurs de la vie politique. Il traduit tout le désarroi du parti au pouvoir face à la constance de l’opposition politique qui occupe sereinement le terrain. La marche du 23 août dernier et la mobilisation exceptionnelle indiquent clairement que l’opposition pèse de plus en plus trop fort dans la balance des rapports de forces. Si le CDP veut, il peut bien débaucher tout le MPP, à commencer par ses trois leaders et au-delà, même le chef de file de l’opposition. Ça ne changera rien dans la lutte du peuple pour le changement. Il y a désormais un grand nombre de Burkinabè déterminés à réaliser le changement, avec ou sans parti politique. C’est cela l’essentiel.

  • 01
  • Sep

diagnos

Baise Compaoré et les siens persistent dans le double langage qui trahit le désarroi qui les hante depuis le début de l’année 2014. Plus personne ne se laisse séduire par leurs discours et leur jeu. Le disque est définitivement rayé aussi bien auprès de la communauté nationale qu’à l’échelle internationale. Le dernier séjour américain de Blaise Compaoré aura été celui de tous les espoirs déchus. Tous ses efforts pour incarner la paix et la stabilité politique institutionnelle au niveau national et régional ont butté à une farouche volonté du côté des yankees de rejeter catégoriquement le culte de l’indispensabilité. Mieux, Blaise Compaoré, contrairement aux chants de sirènes des courtisans, n’a pas été accueilli par les Américains comme il l’aurait souhaité. En tout et pour tout il n’a eu droit qu’à un bref tête-à-tête avec le Secrétaire d’Etat John Kerry, entretien au cours duquel son discours d’homme fort a essuyé un cuisant rejet. Mais comme des hommes et des femmes qui apprennent à se faire peur tout seuls ou qui se chatouillent pour rire, ils multiplient les maladresses comme ce fameux « accueil triomphal » du 10 août. Plus l’échéance 2015 avance, plus ils multiplieront les ballons de sonde et autres tentatives fébriles d’agiter ce fameux référendum qui devient plus un chantage qu’un projet réel. Mais chacun, à commencer par Blaise Compaoré, sait que tout est définitivement perdu pour le pouvoir à vie. L’on peut tout essayer, mais c’est fini. L’homme fort du Faso se contenterait bien volontiers d’un « lenga » de 2 ans. Attention à ne pas s’humilier au lieu de sortir par la grande porte.

  • 24
  • Aoû

La nouvelle diversion de Blaise Compaoré et son Front républicain

bcDepuis sa dernière interview exclusive accordée à notre confrère Jeune Afrique, les Burkinabè, même les plus sceptiques, sont désormais plus fixés sur l’état d’esprit réel de leur Président. Comme l’a écrit notre confrère Mutations, « il se moque de la Constitution du Burkina Faso » et même des Burkinabè. Mais en vérité, il ne trompe personne. A moins qu’il n’ait lui aussi, comme ses courtisans, perdu ce qui lui reste de lucidité, il doit savoir que le temps est venu de prendre sa retraite. Tout autre discours et stratagème est voué à l’échec et risque de plonger le pays dans les abîmes des pouvoirs suicidaires. Ce n’est certainement pas cette offre douteuse de dialogue par le non moins douteux Front républicain qui pourra relancer une machine défensivement grippée et hors d’usage.

  • 07
  • Aoû

Blaise Compaoré a le choix entre transition pacifique et changement violent !

blaiseLa situation sociopolitique burkinabè semble de plus en plus préoccuper la communauté internationale, notamment certaines chancelleries accréditées au pays des Hommes intègres. Certains ne cachent plus leur inquiétude. Cette inquiétude grandissante, tranche nettement avec l’insouciance des soutiens de Blaise Compaoré qui, contre vents et marrées s’entêtent à vouloir mettre le feu aux poudres. Si Blaise veut qu’ils mettent le feu au pays, ils le feront sans état d’âme. Ils ne savent pas faire autre chose que d’obéir et d’exécuter. De ces hommes et femmes qui crient référendum ou Blaise Compaoré partout, il ne faut certainement rien attendre ni espérer. Reste maintenant à savoir si Blaise Compaoré saura lucidement résister aux sirènes des courtisans irresponsables pour sauver son pays de la menace qui pèse sur sa précaire stabilité politique et institutionnelle. Rien n’est encore perdu. Mais il lui reste très peu de temps pour réagir. Son lourd silence depuis sa sortie de Réo où il semblait sûr de son fait, risque de trop pourrir la situation et la mettre hors de tout contrôle. Et c’est ce qui inquiète bien des amis du Burkina et de nombreux Burkinabè.

  • 21
  • Juil

On fait quoi maintenant ?

stadeQue va faire Blaise Compaoré maintenant ? Il avait besoin de montrer à la face du monde que le peuple est toujours mobilisé derrière lui. C’est fait avec les récentes ripostes de son parti et de ses partisans aux manifestations de l’opposition et ses bains de foules à l’intérieur du pays. L’on sait désormais que les deux camps mobilisent. On sait aussi comment chacun s’y prend et qui se fait rouler dans sa propre farine. Désormais, les consciences ne s’achètent pas si facilement au Burkina Faso, surtout à Ouagadougou. Comme il avait souhaité, le parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a effectivement réussi le pari de remplir le stade recto verso avec des intercalaires, le samedi 21 juin dernier, bien plus que l’opposition. Mais en l’espace de 20 mn, tout ce monde s’est évaporé, laissant au Secrétaire exécutif national du CDP, des gradins vides pour son message. Mais en leur nom et dans leur dos, il a osé appeler le Président Blaise Compaoré à convoquer vite le référendum pour modifier l’article 37 de la Constitution. Que fera donc Blaise Compaoré ? S’accrochera-t-il aux sirènes de courtisans incapables de maintenir les troupes en alerte ? Saura-t-il puiser au plus profond de lui-même la sagesse et le courage nécessaires pour préserver le Burkina Faso du chaos ? Ou l’obsession du pouvoir a-t-elle définitivement eu raison de sa stature d’homme d’Etat tant vantée par ses partisans ?

  • 07
  • Juil

Des signes évidents d’essoufflement et de fin de règne !

meeting cdpDepuis quelques mois, pouvoir et opposition se livrent une bataille à distance à travers des démonstrations de forces. Dans cette bataille pour ou contre le maintien de Blaise Compaoré à Kosyam après 2015, le pouvoir, sans s’en rendre compte, montre des signes évidents d’affaiblissement avec une incapacité notoire à anticiper sur les évènements. Réduit à courir derrière l’opposition, il semble gagné par une panique qui frise parfois l’affolement. En effet, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) et tous les soutiens de Blaise Compaoré ne font que répondre aux initiatives de l’opposition. Elle remplit un stade, ils font aussi leur plein de stade. Ce sont des signes d’essoufflement, de fin de règne. Mais comme tout pouvoir finissant qui n’entend pas se rendre à l’évidence, il peut être très dangereux tant pour lui-même et ses acteurs que pour tous les citoyens qui osent s’élever contre son maintien. La situation actuelle est assez illustrative des graves menaces qui pèsent sur le climat social. La terreur s’installe dans bien des esprits, avec une insécurité rampante et déjà une mort suspecte (celle du juge constitutionnel, Salifou Nébié). La colère aussi monte. Il faut craindre que ce pouvoir-là ne finisse comme il est arrivé : dans un bain de sang.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite