Boureima Ouédraogo

Boureima Ouédraogo

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La Coalition pour la démocratie et la réconciliation (CODER) fondée par les principaux partis ayant soutenu Blaise Compaoré jusqu’au bout de son entêtement bovin à se maintenir au pouvoir et le Faso Autrement d’Ablassé Ouédraogo s’est enfin dévoilée.

Le Premier ministre Paul KabaThiéba était face à la représentation nationale le vendredi 14 avril dernier, pour le traditionnel discours sur l’état de la Nation. Finalement, cet exercice ne semble rien apporter à la gouvernance de l’Etat. Il offre juste l’occasion au Premier ministre de magnifier les actions de son gouvernement et aux députés, surtout de l’opposition, une tribune de défoulement, un vrai défouloir sur l’Exécutif. Cette année encore, la tradition a été respectée.

Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le parti au pouvoir, a tenu les 10, 11 et 12 mars derniers, son deuxième congrès ordinaire. Au terme de ce congrès, le Président-Fondateur, Roch Marc Christian Kaboré, devenu président de tous les Burkinabè au sortir de la présidentielle de novembre 2015, a cédé, sans surprise, son fauteuil du chef de parti à Salifou Diallo, jusque-là commandant en second du navire MPP et président de l’Assemblée nationale.

 Après la nomination de Chériff Sy comme Haut Représentant du chef de l’Etat au cours du Conseil des ministres du jeudi 9 mars dernier, les débats se sont emballés sur les réseaux sociaux. L’on aura tout entendu. Avant même que l’on ne sache exactement le contenu et les missions précises de cette fonction de Haut Représentant du président du Faso, certains se sont lancés allègrement dans des procès en sorcellerie. Et revoilà tous les détracteurs de la Transition qui voient en cette nomination, la traduction de la complicité entre les dirigeants de la Transition et le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP).

Le gouvernement de Paul Kaba Thiéba a subi depuis le 20 février dernier, un léger lifting. Annoncé deux mois plus tôt, le premier remaniement gouvernemental du régime Roch Marc Christian Kaboré n’a finalement pas été qu’un simple réajustement avec 5 entrées, deux départs, deux mutations et deux ministères scindés en deux. L’on n’attendra donc pas le congrès du MPP (Mouvement du peuple pour le progrès), le parti au pouvoir, avant d’opérer ce réajustement tant attendu.

Au commencement, c’étaient les RSS (Roch, Salif et Simon), trois pontes du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), fidèles lieutenants de Blaise Compaoré pendant de longues années, tombés en disgrâce, l’un après l’autre, avec des fortunes diverses. Mis à l’écart de la Direction du CDP devenu la propriété privée de Blaise et François Compaoré, ils ont pris leurs responsabilités. La suite, on la connaît. Le 4 janvier 2014, avec 72 autres membres du Bureau politique national du CDP, ils démissionnent et fondent le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) qui a rejoint l’opposition et a participé à l’insurrection populaire.

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite