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DISPARITION DE SALIFOU DIALLO : Comme sa vie, sa mort influencera l'échiquier politique.

29 janvier 2018 Auteur :  

Décédé le 19 août à Paris (France) et inhumé dans son domicile à Ouahigouya, le 25 août dernier, Salifou Diallo, le champion des sprints politiques des 30 dernières années, a définitivement rangé les crampons. Il a été accom­pagné à sa dernière demeure avec les hommages dus à son rang ou à ses rangs.

En effet, l'homme d'Etat a reçu les hommages de la nation et des amis du Burkina, de son institution et des parlementaires de la sous-région. Le politique a été également salué par son parti mais également toute la classe politique. Enfin, le fils du Yatenga et de la région du Nord a reçu l'ultime hommage de ses frères et amis à Ouahigouya. De mémoire de jeune journaliste, rarement une dépouille mortelle aura fait autant de chassé-croisé et mobilisé autant de fou­les jusqu'à l'ultime point de chute qu'est le tombeau. Toute la nation s'est inclinée sur la dépouille de l'illustre disparu. Le pays s'est pratiquement arrêté pendant une semaine pour rendre hommage à l'un de ses fils qui l'a servi à un haut niveau, avec dévouement et certainement avec des limites et même des fautes. Cette disparition ne manquera certainement pas d'influencer l'échiquier politique national, avec notamment le Président Kaboré qui se retrouve désormais face à ses responsabilités.

Ainsi donc, Salifou Diallo s'en est allé ! Et avec lui d'impor­tants secrets sur la vie poli­tique nationale des 30 dernières années ainsi qu'une façon de faire de la politique. L'homme a mar­qué incontestablement son époque. Adulé par les uns, craint et même détesté par les autres, Salifou Diallo a été assurément l'un des hommes politiques les plus brillants et les plus influents de ces dernières années. Ses métho­des sont peut-être contestables, mais il a su traverser son temps, parvenant à se relever des coups durs, même quand ses adversaires le croyaient définitivement perdu. Jusqu'à sa mort et même après, sa personnalité continue de susciter des controverses.

Du côté officiel, le défunt président de l'Assemblée nationale a forcé un certain consensus autour de sa stature d'homme d'Etat et de ses qualités de travailleur infatigable et dévoué à la cause de son peu­ple. Il a fait aussi l'unanimité sur son image de leader politique hors pair sachant manier extraordinai­rement, le génie, le bâton et la carotte, usant d'intrigues et de manipulations et qui s'est bâti d'importants et influents réseaux et des connexions de toutes sortes dans tous les milieux, aux niveaux national et international. La classe politique, dans un unanimisme de circonstance, a salué la mémoire du défunt patron du MPP Beaucoup de leaders ont d'ailleurs reconnu qu'il a façonné la vie poli­tique nationale au cours des 30 dernières années. Toute sa carrière politique, pour ne pas dire toute sa vie (parce qu'il est difficile de faire la différence entre sa vie et sa car­rière politique), sa présence rassu­rait ou dérangeait. Qu'on l'aime ou pas, l'on ne peut que lui recon­naître ses capacités de construc­tion ou de déconstruction. Il a fait et défait des hommes et des orga­nisations politiques. Toujours dans les startingblocks des marathons politiques au cours de ces 30 der­nières années, il est le premier lea­der politique qui a dirigé avec suc­cès la campagne électorale de deux présidents (Blaise Compaoré et Roch Marc Kaboré). Avec l'un ou l'autre, il a réussi à se position­ner comme l'un des maillons essentiels de l'appareil du pouvoir. De son entrée, en 1986, au cabi­net de Blaise Compaoré (alors ministre de la Justice de la révolu­tion démocratique et populaire) à cette aube fatidique du 19 août, Salifou Diallo aura fait carrière dans les hautes fonctions avec quelques années de passage à vide dont il s'est servi pour réorga­niser son retour. Avec ses compa­gnons, ils ont su opportunément lancer une nouvelle machine au moment où celle de leur mentor, Blaise Compaoré, s'était pratique­ment grippée.

salif2Bref, tout a été déjà dit de sa vie et de sa carrière politique au cours de ces deux dernières semaines. En bien surtout mais aussi en mal. Mais c'est surtout sur les réseaux sociaux que les débats semblaient plus ou moins équilibrés entre les partisans et les pourfendeurs du disparu. Là, il y en avaient même qui avaient du mal à contenir leur joie. D'autres qui reprochent des choses au défunt regrettent qu'il soit parti sans avoir rendu des comptes pour les crimes dont ils l'accusent. Pour ceux-ci, les hom­mages rendus par la nation et les partisans à Salifou Diallo son­naient comme une tentative de fal­sifier l'histoire en ne retenant que les beaux rôles qu'il a joués tout en occultant les côtés sombres de l'homme. Mais devant la mort, il faut résoudre à accepter l'évi­dence. Saluer les mérites d'un défunt n'a rien d'extraordinaire et ça n'a pas commencé avec Salifou Diallo. Il s'agit, pour les vivants, de retenir le meilleur de celui qui est parti. Ce qui n'enlève rien aux fau­tes qu'il a pu commettre. N'est-ce pas pour cela que même en droit, lorsqu'une personne est poursui­vie, l'action publique s'éteint avec sa mort ? Salifou Diallo, par cette mort subite, a fait son dernier grand coup politique en s'en allant alors qu'il était au sommet de sa gloire et qui plus est, en tant que chef du Parlement et deuxième personnage de l'Etat. Au risque de froisser les susceptibilités de cer­tains haineux et autres parangons de la vertu, ces hommages n'é­taient que mérités. Pour le reste, l'histoire s'écrira et ce ne sont pas les hommages rendus qui empê­cheront qu'elle s'écrive. En atten­dant, quelles peuvent être les per­spectives post-Salifou Diallo ?

L'après-Salifou Diallo : entre opportunité de resserrer les rangs ou risques de dissensions au sein de la majorité.

Le champion a fini brusquement sa course sans avoir pu passer le relais. Sa disparition laisse des vides importants sur les plans insti­tutionnel, politique et social. D'abord, sur le plan institutionnel, la mort de Salifou Diallo a créé une vacance de pouvoir au niveau du Parlement. Cette vacance sera comblée naturellement en faisant appel aux mécanismes constitu­tionnels et les règlements de l'ins­titution pour la désignation de son successeur. Mais en 20 mois, l'homme aura façonné la législa­ture actuelle à l'image qu'il se fai­sait des rapports entre les institu­tions républicaines (notamment entre l'Exécutif et le Législatif) mais également de sa vision person­nelle de l'organisation interne et le fonctionnement de l'institution. Son successeur héritera donc non seulement du perchoir, mais aussi d'une organisation interne mise en place selon une vision qu'il aura certainement du mal à maîtriser. A moins que celui-ci ne soit quel­qu'un qui était déjà dans ses confi­dences et dans le dispositif mis en place, il va falloir redistribuer les cartes avec tous les risques de bouleverser la majorité parlemen­taire, le consensus ou les rapports entre les différents groupes poli­tiques construits par son prédéces­seur (Voir encadré : vers une recomposition de la classe poli­tique ?).

Mais au-delà du Parlement, Salifou Diallo était perçu, à tort ou à raison, par bien des acteurs comme celui qui détenait la réalité du pouvoir politique depuis l'ac­cession de Roch Marc Christian Kaboré à la tête de l'Etat. Les hési­tations de ce dernier, sa lenteur dans la prise de décision et même certaines inactions quand le contexte exige des actions et réac­tions rapides étaient perçues comme la conséquence de l'im­mixtion du chef du Parlement et du ministre d'Etat Simon Compaoré dans ses prérogatives. La mort de Salifou Diallo met, du même coup, fin à son influence sur la gestion quotidienne de l'Exécutif. Que ces assertions soient fausses ou fon­dées, le président du Faso va devoir prendre les choses en main parce que désormais, il devra assumer pleinement ses responsa­bilités. L'excuse qu'il est bloqué par quelqu'un d'autre ne tient plus. Le président du Faso doit pouvoir imprimer déjà ses marques dans le choix du futur président de l'Assemblée nationale. Car, en dernier ressort, c'est à lui que revient la décision de choisir. Il doit pouvoir bénéficier du soutien total de son parti et de la majorité pré­sidentielle. Il doit éviter de tomber dans le piège des ambitieux de son parti pour ne prendre en compte que l'intérêt du pays qui a besoin d'une majorité stable.

Eviter l'unanimisme improductif d'un gouvernement d'union natio­nale

salif0Au plan politique, le MPP va d'a­bord se choisir un nouveau prési­dent. Logiquement, la direction du parti devrait échoir à Simon Compaoré, 1ervice-président, qui assure l'intérim jusqu'au prochain congrès. Mais réussira-t-il à faire l'unanimité autour de lui ? Le parti va-t-il résister à la tendance au renouvellement et au rajeunisse­ment que Salifou Diallo avait réussi à canaliser au profit de la stabilité et de la cohésion internes mais surtout de sa volonté d'en assurer la direction ? Rien n'est gagné d'avance, au regard des ambitions déçues de bien des cad­res du parti qui attendent depuis bientôt deux ans d'être casés. Mais il n'y a pas que le MPP qui est secoué par la perte de son prési­dent. La survie de la majorité pré­sidentielle sera également tribu­taire de la succession et de la nou­velle orientation à la direction du MPP.

L'opposition a aussi été influencée par la façon de faire la politique par le défunt président du MPP Presque tous le reconnaissent d'ailleurs. Certains observateurs estiment que la disparition de Salifou Diallo va donner de l'allant à l'opposition qui pourrait avoir plus de poids. D'aucuns craignent de fortes tensions politiques qui pourraient plonger le pays dans une instabilité chronique. Mais tout dépendra de la capacité du prési­dent à prendre des décisions qui soient conformes aux exigences du contexte. Il doit d'abord se donner les moyens de préserver sa majo­rité et pourquoi pas de l'élargir. Il pourrait même aller jusqu'à une dissolution du gouvernement pour faire entrer des représentants d'autres partis politiques pour un élargissement conséquent de la majorité. Certains leaders de par­tis proposent déjà un gouverne­ment d'union nationale afin de mobiliser toute la classe politique et l'ensemble des forces vives de la nation autour de l'urgence de sau­ver la patrie en danger. Pour ces derniers, c'est Salifou Diallo qui était clivant. Comme il n'est plus, l'on peut passer à ce gouverne­ment d'union nationale qu'ils appellent de tous leurs vœux depuis 20 mois. Mais ce serait une mauvaise idée de s'engager dans cette dynamique. En ce sens que le processus démocratique burki­nabè, en l'état actuel, a besoin d'une opposition clarifiée et qui joue son rôle de contrepouvoir. Il faudra peut-être travailler à élargir la majorité en ouvrant les négocia­tions avec l'UPC et d'autres partis. Sur le plan social, ce sont des cen­taines et des centaines d'orphelins que Salifou Diallo laisse à travers le pays. Des familles entières lui doivent la ration quotidienne. La scolarité de centaines d'élèves et étudiants au niveau national ou à l'extérieur était assurée grâce à sa générosité. Pour bien de ces familles, c'est un véritable désas­tre. Il y a fort à craindre que cer­tains n'arrivent pas à surmonter la fermeture du robinet.

En définitive, passés l'émotion et les hommages, la vie politique et institutionnelle doit reprendre son cours. Point n'est besoin de cher­cher à remplacer Salifou Diallo par un homme qui aurait son pro­fil. L'on peut en trouver qui soient plus doués que lui et qui offriront une autre façon de faire la poli­tique, d'autres rapports aux institu­tions. Mais il sera difficile de trou­ver un Salifou Diallo. Car lui seul avait le secret et les moyens de sa démarche et de ses choix. D'autant plus comme l'a si bien relevé le Pr Séni Ouédraogo, du point de vue de l'héritage politique de Salifou Diallo, il est difficile de pointer des éléments susceptibles d'être repris et expérimentés par des acteurs autres que lui.

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Est-il parti avec tous ses secrets ?

Au lendemain de son interview dans L'Observateur Paalga en juillet 2009, qui lui a valu bien des malheurs avec son ancien mentor et ami politique, nous lui avions proposé une inter­view livre. Nous lui avions dit que c'était le moment de vider son sac. Mais certainement qu'il n'avait pas encore rompu définitivement avec le Président Compaoré et n'était pas disposé à un déballage public des dessous de longues années de compagnonnage. En fin septembre 2015, au lendemain du coup d'Etat, alors que nous cherchions à nous enquérir de sa situation après les attaques de son domicile, c'est lui-même qui nous interpellait en disant que pour le projet de livre, il était en train de se préparer. Il disait qu'après les élections pré­sidentielle et législatives cou­plées de novembre 2015, l'on allait commencer à réunir les éléments pour démarrer. Malgré nos multiples relances et des rendez-vous plusieurs fois reportés, nous n'avions pas pu écrire une seule ligne ni reçu le moindre document. Il disait avoir besoin de journées entiè­res libres pour réunir les élé­ments et « mettre tout ça dans l'ordre ». Il n'a jamais eu ce temps.

Ce projet restera l'un des chan­tiers non entamés de Salifou Diallo. Peut-être que des gens comme lui doivent garder leurs secrets jusqu'à la tombe. A moins que, espérons-le, il n'ait lui-même tenu des carnets sec­rets à publier après sa dispari­tion, ou encore qu'il n'ait confié la tâche à quelqu'un d'autre. Autrement, c'est une véritable mine d'information, une biblio­thèque qui est partie en fumée avec la disparition de Salifou Diallo.

B.O

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Ni ange ni démon

Pour avoir été longtemps le bras droit du Président Blaise Compaoré, il est perçu comme responsable ou tout le moins complice des crimes qui sont reprochés au régime de ce dernier. Certains analystes de la vie poli­tique n'hésitent pas à affirmer qu'il constituait, avec le Général Gilbert Diendéré, les deux boîtes noires du régime Compaoré. Lui s'en défendait en affirmant qu'ils (lui et ses compagnons du MPP) avaient dîné avec le diable mais ne sont pas des diables. Ils avaient de longues fourchettes, avait-il affirmé. C'est l'une de ses for­mules chocs qui ont fait le buzz au cours de ces 3 dernières années. Pour montrer patte blanche sur certains dossiers dans lesquels son nom revenait régulièrement, il a été, à sa propre demande, entendu par le juge en charge de l'instruction sur l'assassinat de Dabo Boukary en 1990 et aussi dans le dossier Thomas Sankara. Dans le dossier Thomas Sankara, par exemple, il disait dans une interview accordée à notre confrère L'Evénement, qu'il était « à deux doigts de mourir avec Sankara ». Mais cela n'a pas suffi pour rassurer cer­tains de ses compatriotes, sur son innocence dans ces dossiers. Bien au contraire ! Au point que malgré sa disparition, certains se fendent de publications et de déclarations sur les réseaux sociaux l'accablant de tous les crimes du Burkina. Finalement, Salifou Diallo n'était ni ange ni démon. Il a vécu et fait ce qu'il pouvait et croyait bon pour son pays. Sans doute que dans cet engagement, il a commis des fautes que seule la justice divine peut aujourd'hui apprécier. Pour la justice des hommes, c'est fini. Malheureusement...

B.O

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Vers une reconfiguration de la majorité et de l'échiquier politique ?

Au regard de la configuration actuelle de l'Assemblée et surtout des élus du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) en particulier, ou de la majorité en général, la succession de Salifou Diallo repose principale­ment sur la capacité du président du Faso à créer les conditions pour resserrer les rangs de sa formation politique et de sa majorité. Il doit trouver l'homme qu'il faut pour le Parlement dans le contexte sociopoli­tique actuel marqué par des incertitudes sur l'avenir immédiat de son pouvoir mais aussi du processus démocratique et du pays tout entier. Ce qui signifie que le choix du prochain chef du Parlement ne se ferra pas seulement dans la famille MPP Il n'est pas à écarter des candidatures des partis membres de la majorité. L'on annonce des candidatures potentiel­les d'élus du MPP comme Lassané Savadogo, actuel DG de la CNSS, Clément Sawadogo, ministre de la Fonction publique, Jacob Ouédraogo, député du Yatenga et actuel président de la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains, Ousseni Tamboura, député du Soum et actuel 4e vice-président de l'Assemblée). Le premier cité que nous avons contacté affirme que le choix du succes­seur de Salifou Diallo va au-delà des ambitions personnelles. Pour lui, il ne s'agit pas d'une affaire de candidature mais plutôt de choix straté­gique au sein de l'appareil d'Etat et en tenant compte des enjeux de cohésion interne. Le choix se fera dans cet esprit et il appartient au chef de l'Etat, à la Direction du parti et à la majorité présidentielle. Il ajoute que lui n'a manifesté sa volonté de faire acte de candidature.

L'on pourrait donc avoir d'autres candidatures comme celle de l'actuel 1er vice-président et président de l'UNIR/PS, Me Bénéwendé Sankara. A ce que l'on dit, le chef de l'Etat et même certains leaders du MPP ne seraient pas opposés à la confirmation du 1er vice-président. Mais il faudra réussir à convaincre les députés MPP et ceux des autres partis de la majorité dans leur ensemble. Par ailleurs, d'aucuns estiment que c'est l'occasion pour le président du Faso d'élargir sa majorité à tous les par­tis membres du chef de file de l'opposition qui a conduit le mouvement insurrectionnel d'octobre 2014. L'UPC serait essentiellement visée. Pour eux, si Zéphirin était élu député, c'était une occasion inédite de le pro­pulser au perchoir. Mais, à défaut du perchoir, l'on peut lui proposer la Primature. Mais là c'est plus compliqué. Car, il s'agira de mettre en œuvre un programme politique qu'il a critiqué pendant 20 mois. Le chef de file de l'opposition acceptera-t-il de renoncer à son monde actuel pour rejoindre le pouvoir avec arme et bagages, sans y perdre son cré­dit ? Ce sera difficile mais pas impossible. Tout dépend de ce qui est mis en avant dans les négociations. L'on pourrait au moins élargir le gouver­nement à certains cadres de l'UPC. A défaut de le nommer chef du gou­vernement, pensent certains observateurs, l'on pourrait lui faire une offre politique consistant à rejoindre la majorité et à se positionner comme le dauphin du Président Kaboré pour 2020. Ce qui signifierait que le Président Kaboré renoncerait à briguer un deuxième mandat au profit de Zéphirin Diabré. Comme l'ont déjà relevé certains analystes, la disparition de Salifou Diallo pourrait être une opportunité de reconfigu­rer la scène politique sur plusieurs plans. Si la majorité ne s'en saisit pour resserrer les rangs ou s'élargir à d'autres formations et partis politiques, l'opposition pourrait en profiter et exploiter les dissensions éventuelles qui naîtraient de la succession de Salifou Diallo.

B.O

Boureima Ouédraogo

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