• 24
  • Oct

IMG 4546Ceci un communiqué de presse de l’UCP à propos de l’insécurité dans le pays. Le parti du chef de file de l’opposition politique (CFOP) invite le pouvoir à rechercher les causes profondes de ces attaques sans passion ni haine. Lisez

A travers une sortie médiatique des autorités en charge de la sécurité intérieure, l’UPC, comme tous les Burkinabè, a appris qu’un coup d’Etat qui était sensé avoir  lieu le 08 octobre dernier, aurait  été déjoué.

En attendant d’avoir des informations plus précises sur cette affaire qui a mis tous les Burkinabè en émoi, l’UPC réaffirme ici sa condamnation ferme de toute tentative de prise de pouvoir par la force, d’où qu’elle vienne. Elle redit son attachement indéfectible à l’Etat de droit et au respect de l’ordre constitutionnel.

L’UPC note avec un profond regret que cette annonce des autorités se fait au moment où notre pays enregistre plusieurs attaques et troubles à l’ordre public en ce mois d’octobre,  sur le pont Nazinon, à Intagom, à Kéréboulé et au quartier Kilwin de Ouagadougou. Cette situation d’insécurité chronique inquiète sérieusement les populations.

Ayant déjà fait des propositions au gouvernement et qui sont restées sans suite, l’UPC  insiste pour inviter  le pouvoir en place à rechercher les causes profondes de ces attaques sans passion ni haine, afin d'y apporter les remèdes à la hauteur de la situation. Elle exhorte les autorités à faire de l’équipement de nos forces de défense et sécurité une priorité absolue, et de l’efficacité de nos services de renseignement un souci permanent.

L’UPC salue la mémoire de nos soldats tombés au combat, victimes d’une barbarie inqualifiable. Elle réitère son soutien à  nos forces de défense et de sécurité et invite le peuple tout entier à signaler tout mouvement suspect aux autorités compétentes.

Ouagadougou, le 24 octobre 2016

Pour le Bureau Politique National de l’UPC

Le Secrétaire national chargé de la défense et de la sécurité

Colonel à la retraite Lona Charles OUATTARA

  • 24
  • Oct

CBC

OTRAF

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La coalition des organisations socioprofessionnelles de transporteurs routiers du Burkina (COTRA-B) a organisé ce 22 octobre 2016 une conférence de presse autour d’un certain nombre de difficultés que ses membres rencontrent dans le cadre de leurs activités. La principale pomme de discorde, le fret et le « bon de chargement » ; et la COTRA-B pointe du doigt l’OTRAF, principale instigatrice de leurs soucis et cela dans le silence absolu du ministère en charge des Transports.

L’inadmissible, c’est la gestion faite du fret. Les transporteurs regroupés au sein de la COTRA-B ne sont pas contents de la gestion qui est faite de la chaine du transport et du chargement. Il y a comme une gestion mafieuse du fret dans les différents ports du Ghana : cas du port de Tema (Ghana) par exemple. « La gestion opaque de ce fret, qui induit « la vie chère au Burkina » en tout cas, constitue l’une des raisons fondamentales de la cherté de la vie (…) expliquent les responsables de la COTRA-B. Mais comment en est-on arrivé à pareille situation ? Selon les animateurs de la conférence de presse toujours, « le CBC, pour obliger l’importateur ou son représentant à payer des sommes illicites, a institué un document parfaitement inutile (pour dit-il des besoins de statistiques) intitulé bon de chargement que l’on dit délivré gratuitement mais en réalité : le CBC perçoit 12 500 F pour commencer le processus de délivrance de ce 

fameux document. Ensuite, il vous envoie à l’OTRAF qui vous déleste de 10 000 F d’abord avec un reçu même si vous n’êtes pas affilié à ce syndicat et même si l’on estime que l’adhésion à tout syndicat est libre ; ce couple (ndlr : OTRAF/CBC) n’en a cure, et 50 000 F pour frais de « coxeur » sans reçu ». Voici ce que dénonce la COTRA-B. Pour ce regroupement, ce sont de faramineuses sommes qui sont perçues indûment par l’OTRAF et le CBC.

ph DR

Hermann Nikièma qui évolue dans le transport a expliqué qu’au début, le ministère des Transports en instituant le document a précisé qu’il devait être gratuit. Puis curieusement, c’est l’OTRAF qui délivre le document avec l’entête du CBC et avec un coût de 10 000 F. Ainsi, pour la période du 1er janvier au 31 juillet 2016, 54 000nchargements ont été opérés dans les différents ports en direction du Burkina. En tout, ce serait environ 3 915 000 000 FCFA qui ont été perçus par le CBC et l’OTRAF. Les transporteurs ont fait part de leur mécontentement aux responsables du CBC au moins depuis 15 juin 2016, mais leurs interpellations restent sans réponse. Et pourtant, selon les membres de la COTRA-B, les autorités portuaires au Ghana ne reconnaissent pas « le bon chargement » du Burkina. Pour régler définitivement la question, une rencontre a eu lieu entre de hautes autorités burkinabè et ghanéennes en charge du transport sur la question et décision avait été prise, consignée dans un document unique que le fameux bon de chargement devait disparaitre. Malgré tout, la pratique se poursuit, « l’OTRAF est toujours sur le goudron entrain de contrôler le bon de chargement » révèle Hermann Nikièma. Chose que la COTRA-B réfute et ne se l’explique pas.

L’OTRAF, le plus ancien des syndicats de transporteurs a visiblement maille à partir avec les autres syndicats qui estiment qu’elle ne joue plus le rôle de syndicat mais travaille à détruire tous autres transporteurs n’étant pas un de ses membres. Il est aussi à relever que certaines sociétés qui sont dans la logistique ont initié une plainte contre l’OTRAF. Affaire à suivre ! 

  • 23
  • Oct

IMG 4506 Le 08 Octobre 2016, nos forces de défense et  de sécurité ont mis la main sur des éléments de l’ex- Régiment de Sécurité Présidentielle(RSP), garde prétorienne de l’ex- président  Blaise Compaoré bouté hors du pouvoir par l’insurrection populaire des 30/31 octobre 2014. Ces derniers qui se sont livrés à une tentative d’attaque contre la sécurité ont été déjoués.

Loin d’être anodin, ce fait s’est révélé être un des épisodes d’un grand complot ourdit par un groupe plus large d’éléments de l’ex- RSP contre les institutions de la république et contre l’armée. Des sources de la sécurité nationale rendues publiques, il s’est agi en effet d’une tentative de déstabilisation et de prise du pouvoir par les armes. Alors même que notre peuple venait de marquer le douloureux souvenir d’un an du putsch ignoble, barbare et inopportun avorté des 16/17 septembre 2015, ce groupe d’irréductibles putschistes vient à nouveau remuer dans la plaie non encore cicatrisée infligée au peuple. Le caractère aventuriste et grossier de ce nouveau plan montre sans aucun doute que ces éléments et leurs commanditaires ne reculent devant rien pour reconquérir leur paradis perdu. Les connexions et les moyens financiers mis en jeu laissent également apparaître qu’il ne s’agit pas là d’un acte isolé de soldats de rang subalterne mais plutôt d’un échafaudage conçu et actionné par ceux que notre peuple a rejetés les 30 et 31 octobre 2014.

Le Mouvement du Peuple pour le Progrès, analysant en profondeur la situation nationale dans ses récents développements, constate que ces actes se déroulent au moment précis où le camp de Blaise Compaoré tente de renaitre de ses cendres en redéployant son ancien front dit républicain sous la nouvelle dénomination de Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (CODER), avec pour mot d’ordre principal une prétendue réconciliation nationale qui ne signifie ni plus ni moins que la libération sans condition et sans jugement des putschistes détenus et tous les auteurs présumés de crimes de sang et de crimes économiques du régime déchu. Toutes ces gesticulations ne visent qu’un seul objectif, endormir le peuple pour mieux se venger de leurs échecs et porter ainsi un coup d’arrêt à son aspiration légitime à la véritable démocratie et au progrès.

            La récente intention des soldats de l’ex- RSP de s’attaquer aux garnisons militaires où sont détenus les putschistes confirme qu’il s’agit là d’initiatives coordonnées, civiles et militaires, concourant aux mêmes objectifs à savoir libérer leurs chefs détenus et restaurer l’ordre ancien. En cela, la parution suspecte il y a quelques jours de leur chef suprême Blaise Compaoré sur les écrans de télévision n’est certainement pas un fait du hasard.  

            Le récit des évènements précise d’ailleurs que certains soldats de l’ex RSP seraient venus de l’étranger pour se livrer directement à leur basse besogne, munis de matériels et d’importantes sommes d’argent, preuves supplémentaires des connexions entretenues entre eux et leurs maîtres en exil.

Le moment pour cela était bien choisi par eux, la période dans laquelle le Burkina Faso s’apprête à commémorer l’an II de la victoire de l’insurrection populaire des 30/31 octobre 2014.

            Peuple du BURKINA FASO,

Devant la gravité d’une telle situation qui constitue une nouvelle menace contre les fondements de la république, la démocratie et une énième tentative de remise en cause des acquis de l’insurrection populaire, le Mouvement du Peuple pour le Progrès condamne fermement la tentative de coup d’état et exige que ses auteurs, commanditaires et exécutants soient tous détectés et punis à la hauteur de leurs forfaits.

            Le MPP félicite les forces de défense et de sécurité qui ont su mettre en déroute, avant qu’elle n’endeuille à nouveau notre peuple par un autre bain de sang, cette tentative aventuriste et déraisonnée. Le MPP encourage les enquêteurs à poursuivre leurs recherches, aussi bien dans le milieu militaire que civil, afin de mettre en lumière toutes les connexions et d’en établir les preuves. Au regard de la situation nationale, dans ses récentes évolutions, le MPP estime en effet que beaucoup de choses restent à découvrir, afin que toute la vérité soit établie et que notre peuple puisse en tirer toutes les conséquences.

            Au regard des faits répétitifs du genre dans lesquels la responsabilité des mêmes personnes est clairement établie, le MPP demande au gouvernement et à la justice de passer à la vitesse supérieure dans les sanctions à appliquer à leur encontre et qui sont de leurs ressorts respectifs. En particulier en ce qui concerne la justice, le MPP exige l’accélération de toutes les procédures devant aboutir au jugement de tous les criminels et putschistes contre la république.

Le MPP appelle toutes les couches sociales du peuple burkinabè à se mobiliser, comme hier, pour faire échec à cette nouvelle tentative de déstabilisation, défendre les acquis de l’insurrection populaire, défendre et consolider les institutions légitimes démocratiquement établies.

            Le MPP félicite le peuple burkinabè pour sa contribution inestimable à la sécurité du pays, l’invite à persévérer dans la vigilance afin de dénoncer et mettre en déroute tous les aventuriers où qu’ils se tapissent, l’invite enfin à observer la plus grande prudence vis-à-vis des campagnes d’intoxication et manœuvres de tous genres orchestrées par ces personnes à travers les médias, notamment les réseaux sociaux.

Le MPP appelle le peuple burkinabè, de toutes sensibilités politiques, à l’union sacrée autour de la démocratie et de la République pour engager résolument notre pays à la quête de l’avenir.

Démocratie-Egalité-Progrès !

Ouagadougou le 23 Octobre 2016

Pour le Mouvement du Peuple pour le Progrès(MPP),

Le Président par intérim

Salifou DIALLO

  • 23
  • Oct

logo adrL’Alliance des démocrates révolutionnaires (ADR) suspend sa participation aux activités du chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso à compter du lundi 8 août 2016.

Camarades militantes et militants de l’ADR,

Camarades sympathisantes et sympathisants de l’ADR,

Peuple révolutionnaire du Burkina Faso,

Suite à la suspension officielle du parti aux activités du Chef de file de l’Opposition politique au Burkina Faso, le Présidium suprême de la révolution(PSR) de l’Alliance des démocrates révolutionnaires a décidé à sa session du dimanche 16 octobre 2016 de rendre publique ce jour, vendredi 21 octobre 2016, la lettre N°2016-0017/ADR/PSR du 07 août 2016.

Monsieur le Chef de file de l’Opposition politique,

                Je viens par la présente vous informer que notre parti,  l’Alliance des démocrates révolutionnaires (ADR)  a décidé lors de la session de son présidium  du 4 août 2016 de suspendre à compter de ce lundi 8 août 2016, sa participation aux activités du Chef de file de l’Opposition politique (CFOP) au regard de l’argumentaire contenu dans le document joint en annexe.              

                Tout en vous souhaitant bonne réception, je vous prie d’accepter, monsieur le Chef de file de l’Opposition politique, mes respects dus à votre rang.

PJ : Raisons de la suspension de la participation de l’ADR aux activités du Chef de file de l’opposition politique

Ampliations :                                                                                                                                      Ouagadougou, 07 août  2016.

 

-CAB/CFOP      -PSR/ADR-ARCHIVES/CHRONO                                                                                            

Pour le Présidium suprême de la révolution,

    Le Premier membre                                                                                                                                                                                   Boucolou SENI                                                                                                                                                                            

Camarades,

Il reste entendu que l’Alliance des démocrates révolutionnaires en tant que Parti marxiste-léniniste, est et demeure un parti d’Opposition suivant DECISION n° 2016-001/ADR/PSR du 28 février 2016 portant appartenance de l’Alliance des  démocrates révolutionnaires (ADR) à l’Opposition politique, tenant lieu de déclaration d’appartenance de notre Parti à l’Opposition politique.

En conséquence, le PSR de l’ADR vous exhorte à redoubler de vigilance et continuer à vous battre pour l’avènement d’une véritable révolution qui viendra des masses elles-mêmes.

Ouagadougou, 21 octobre  2016.

                                                                                              Pour le Présidium suprême de la révolution,

                                                                                              Le Premier membre

                                                                                                                      Boucolou SENI

RAISONS DE LA SUSPENSIONDE LA PARTICIPATION DE L’ALLIANCE DES  DEMOCRATES REVOLUTIONNAIRES (ADR) AUX ACTIVITES DU CHEF DE FILE DE L’OPPOSITION POLITIQUE(CFOP)

  1. De la recomposition du CFOP après les élections couplées de novembre 2015

            Après les élections couplées de novembre 2015 et au regard de la loi n° 046-2013/AN du 17 décembre 2013 portant modification de la loi n° 009-2009/AN du 14 avril 2009 portant statut de l’opposition politique, les partis n’ayant pas acquis la majorité des députés à l’Assemblée nationale se sont retrouvés dans  l’opposition à l’exception de ceux qui ont  décidé librement de cheminer avec la majorité parlementaire. Suivant cette logique et ne voyant aucun lien ni idéologique ni politique ni même de la conception et de la perception  des valeurs de la vie avec le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP),  l’Alliance des démocrates révolutionnaires (ADR) qui n’avait aucun intérêt à coaliser ni à pactiser avec ce parti qui venait de remporter les élections de façon étonnante et surprenante  se sentait néanmoins  très gênée  de composer dans l’opposition avec ceux qui, jusqu’à la date de l’insurrection, ont  déifié  Blaise COMPAORE en  le soutenant aveuglément contre la volonté de notre peuple qui avait rejeté avec fermeté la révision de l’article 37 de la Constitution, l’organisation d’un référendum et la mise en place d’un sénat aux ordres d’un individu et de sa famille. Une telle situation qui a mis mal à l’aise notre parti nous avait amenés à mener le débat à l’interne pour statuer sur la position à arrêter et qui était de nous tenir à distance vis-à-vis des deux entités politiques. Toutefois, les modérés du groupe dont le camarade Bruno NABALOUM ont estimé que pour demeurer républicains, il nous fallait évoluer dans une institution et c’est ainsi que finalement, il a été décidé que pour en finir avec le système COMPAORE, nous devions nous éloigner du MPP ; d’où l’affiliation de l’ADR au Chef de file de l’opposition politique.

  1. De la place accordée aux partis politiques membres du CFOP

            En toute sincérité, il est indécent de voir en moins de deux ans des individus, qu’ils aient créé de nouveaux partis ou qu’ils soient restés au Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), dont la détermination a été de lutter farouchement et contre tout bon sens pour le maintien de Blaise COMPAORE au pouvoir après son dernier mandat qui devait prendre fin en 2015, jouer les premiers rôles au CFOP au détriment de ceux qui se sont battus pour apporter le changement de régime dans notre pays. Lors des conférences de presse, les anciens dignitaires occupent des places qui ne sont pas les leurs pour peu qu’on soit juste et honnête pour le reconnaître. Et le comble, lorsqu’ils prennent la parole, comme des amnésiques, ces gens-là balaient d’un revers de main leur propre passé et cela rend complices tous ceux qui, hier encore, leur tenaient tête face à leurs dérives autoritaires et  schizophréniques. Pendant ce temps ceux qui disaient non à Blaise et à ces mêmes ouailles ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes parce que considérés comme des seconds couteaux après les élections de novembre 2015. Mais à moins d’être coupé de l’opinion publique, l’on doit savoir que la majorité des Burkinabè pensent que l’opposition est très  mal placée pour critiquer le pouvoir ou pour relever certaines anomalies. Tout compte fait, les gens de l’ex-parti au pouvoir ont rejoint les opposants légendaires dont ils ont usurpé la place et cela est plus que désolant.

  1. Du clanisme révoltant au sein du CFOP

            Le constat à ce niveau est clair et inquiétant. En effet, lorsqu’il a été question de désigner des représentants du CFOP pour siéger dans la commission constitutionnelle, monsieur Zéphirin DIABRE n’a fait qu’envoyer les membres de la « coalition Zeph 2015 » et ceux de l’ex-majorité au pouvoir. Et pour donner l’impression de n’avoir pas fait dans du clanisme, il a désigné monsieur Victorien TOUGOUMA, candidat aux présidentielles de 2015 pour compléter sa liste. Au décompte, sans risque de nous tromper, nous dirons que le premier responsable du CFOP a copté ses nouveaux alliés et les membres de sa coalition pour aller dans la commission constitutionnelle en adjoignant un candidat aux présidentielles pour acquit de conscience alors qu’il a usé d’un pouvoir discrétionnaire pour le faire au détriment d’un consensus consécutif à un débat franc qu’on aurait dû mener.

         Une autre bévue a été le choix des commissaires pour la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Là, monsieur DIABRE s’est octroyé deux (2) postes, a donné deux (2) également à ses nouveaux alliés, et par une technique dont seul il a le secret, il a refilé le cinquième poste à un de sa coalition qui plus est, se trouve être son parent. Nous le soulignons parce que ce dernier (Idrissa DARGA) ne répondait pas aux critères préalablement proposés(le poids politique du parti et la compétence du candidat) lors de l’assemblée générale des chefs de partis du mardi 28 juin 2016 et rappelés le jour de l’annonce du choix du commissaire de l’opposition extraparlementaire à la CENI, le jeudi 14 juillet 2016. Si concernant l’argument du poids politique selon les chiffres des dernières élections on semble avoir appliqué une règle aux  partis parlementaires (même si c’est discutable), le cas des partis extraparlementaires a connu un dénouement malhonnête que nous ne pouvons pas ne pas relever.

 Pour rappel, notre parti a régulièrement pris part aux différentes compétitions municipales depuis la communalisation intégrale assorties de résultats probants (conduite de la commune rurale de Bougnounou de 2006 à 2012 ; 18 conseillers municipaux dans les communes rurales de Bakata, Bougnounou et Gao aux municipales de 2012 et 15 conseillers municipaux dans les communes rurales de Bougnounou,Didyr et Téma-Bokin aux dernières municipales dans le cadre de l’Union des Révolutionnaires pour le Faso(UREFA).

         Il importe également de mentionner quelques faits troublants lors de l’annonce du choix du commissaire de l’opposition extraparlementaire à la CENI :

  • Sur demande d’un candidat qui voulait savoir davantage quels étaient les autres candidats au poste du commissaire de l’opposition extraparlementaire, le représentant du CFOP en la personne de monsieur Jean-Hubert BAZIE  resta muet ;
  • Concernant l’explication des critères politique et technique ayant prévalu au choix dudit commissaire, monsieur Jean-Hubert BAZIE, incapable de fournir la moindre réponse, piqua une colère noire des plus inouïes; une telle attitude obligea toute personne ayant un esprit de suite de s’abstenir à prendre la parole pour la suite du théâtre.

         De toute évidence, monsieur DIABRE se comporte en vrai politicien en cherchant à écarter les autres pour mettre sur orbite ses alliés et ses partisans au détriment de ceux qui se sont battus dans les anciens CFOP avec courage, lucidité et dignité pour une avancée démocratique dans notre pays. Nous avions refusé les arguments de certains de nos camarades qui ont rejoint la majorité à propos du premier responsable du CFOP mais aujourd’hui il nous semble qu’ils avaient compris très vite des choses inavouables.

  1. Des contributions de chaque parti à la marche du CFOP

            Comme nous l’avons souligné plus haut, le CFOP n’est pas né après l’insurrection mais bien avant et à ce titre, il n’est pas logique que ceux qui ont rejoint le CFOP après avoir coulé avec le navire du pouvoir déchu viennent supplanter ceux-là parce qu’ils ont eu plus de députés ou qu’ils ont plus de moyens financiers dont l’origine dans un Etat révolutionnaire futur devra être élucidée car des fonctionnaires burkinabè ne peuvent pas compter honnêtement autant d’argent dans leurs comptes personnels. Cette tabula rasa relève de la mauvaise foi ou alors constitue un acte délibéré de nuire à autrui en dépit de ses compétences avérées.

         A l’ADR, nous considérons que notre contribution à travers la participation active et régulière du camarade Bruno NABALOUM a au moins la même valeur que celle financière d’un parti qui donne de l’argent alors que sur le terrain il est inexistant. De la commission ad hoc portant statut du personnel du CFOP à la coordination nationale des Comités contre le référendum (CCR) en passant par la représentation du président Zéphirin DIABRE comme CFOP à des cérémonies officielles ainsi que la participation aux débats radiodiffusés ou télévisés et aux pourparlers avec les émissaires de la CEDEAO, de l’UA et du Secrétaire général de l’ONU pendant l’insurrection populaire,  le camarade Bruno NABALOUM s’est acquitté avec satisfaction des missions à lui confiées au temps fort de la lutte du CFOP contre la révision de l’article 37 de notre Constitution, le référendum et la mise en place du Sénat. De ce point de vue, l’ADR se félicite de la qualité de sa participation à travers le camarade Bruno NABALOUM au plan institutionnel et de ses militants à la base dans les secteurs de la ville de Ouagadougou et dans les provinces où notre parti est représenté. Et quand l’insurrection est survenue, dans un souci d’équité, la commission ad hoc mise en place pour définir les critères de désignation des membres de l’ex-CFOP devant siéger dans certains organes de la transition politique avait fait des propositions objectives que les arrivistes et chercheurs de postes ont battues en brèche par après. Nous nous rappelons que l’un des acteurs clés de cette commission était le camarade Bruno NABALOUM.

  1. Que retenir de ce qui précède ?

            Au regard des choix que nous jugeons arbitraires pour les différentes commissions sous votre nouveau mandat de CFOP, il y a des raisons d’inquiétude au niveau de l’ADR. Vous estimez malheureusement que le CDP est votre allié naturel et que c’est un parti qui travaille sur des chiffres alors que quand il voulait réviser l’article 37 au moment où il était au pouvoir, il était majoritaire à tout point de vue mais vous n’avez pas accepté leurs manœuvres. Pour revenir par exemple au choix des commissaires de la CENI, vous avez donné quatre places aux partis représentés à l’Assemblée nationale selon leurs scores aux dernières élections et une seule place aux extraparlementaires sauf que là, le même principe n’a pas été appliqué. Les critères retenus seraient la compétence et le poids politique du parti pour la désignation du commissaire des partis extraparlementaires. Or il se trouve que celui qui a été choisi est loin de répondre à ces critères et sans faire du narcissisme, nous estimons que le candidat de notre parti a les atouts nécessaires pour siéger à la place de votre poulain qui, curieusement, est un de vos parents (et vous ne pouvez pas nous convaincre du contraire !). Retenez surtout que si nous étions friands de postes, nous vous aurions fait la cour depuis le début mais là, nous avons compté sur l’objectivité alors que nous n’étions pas sur les mêmes longueurs d’onde. Vous aurez remarqué que quand nous avons compris qu’il se tramait des choses bizarres, nous avons effectué un déplacement avec la direction du parti et n’avons pas laissé un individu aller vous rencontrer afin que vous sachiez que chez nous c’est le parti et non l’individu qui compte. Comprenez que nous n’avons pas contesté votre statut de responsable de CFOP parce que c’est sur la base d’une loi républicaine mais concernant la gestion interne c’est notre droit de revendiquer. Car si ladite loi disait que vous aviez systématiquement droit à des commissaires, nous n’aurions rien dit. C’est donc dans cet esprit et dans cet esprit seulement que nous réagissons puisque le chef de file de l’opposition politique n’est pas le chef de l’opposition. En conséquence, l’ADR estime ne plus continuer à subir des injustices qu’elle a combattues sous le régime COMPAORE avec toute la ferveur révolutionnaire qu’on lui connait. Notre parti a décidé lors de la session de son présidium  du 4 août 2016 de suspendre à compter du lundi 8 août 2016 sa participation aux activités du CFOP et à continuer à se battre pour l’avènement d’une véritable révolution qui viendra des masses elles-mêmes.

Ampliations :                        Ouagadougou, 07 août  2016.

-   CAB/CFOP

-   PSR/ADR

-   ARCHIVES/CHRONO

                                   Pour le Présidium suprême de la révolution,

                                   Le Premier membre

                                                     

                                             Boucolou SENI

  • 21
  • Oct

rspLe samedi 8 octobre 2016, le poste de Gendarmerie de Nazinon à Po a intercepté au cours d’un contrôle de routine quatre (4) individus qui avaient des comportements suspects mais que les gendarmes ont pris pour des coupeurs de route, du fait de nombreux lots d’amulettes et de gris-gris qu’ils transportaient dans leurs sacs. Au cours de leur transfèrement à la Brigade territoriale de Po pour une vérification approfondie d'identités, ils ont tenté de retirer les armes des gendarmes qui les y conduisaient. Pendant la lutte, deux (2) d'entre eux ont trouvé la mort et un gendarme a reçu une balle au ventre.
Des auditions menées à l'issue de ce forfait, il ressort que les quatre (4) suspects sont un groupe de militaires de l'Ex RSP dont trois (3) sont des déserteurs recherchés pour leur participation dans l’attaque de la poudrière de l’armée à Yimdi en janvier 2016, et qui revenaient d’un pays voisin pour participer à une action d’atteinte à la sureté de l'état.
En effet, à la suite des investigations menées, les enquêteurs de la Police Judiciaire ont découvert la préparation en cours d’un vaste complot qui visait la déstabilisation des institutions de la république et la prise du pouvoir par la force des armes.

QUELLES ETAIENT L’INTENTION ET LE PLAN D’ACTION DE CES COMPLOTEURS?
Selon les dénonciations, suivies d’explications faites par certains membres du groupe et corroborées par d’autres EX RSP contactés par les organisateurs de cette action déstabilisatrice mais qui ont refusé d’y adhérer , l'adjudant-chef Coulibaly Gaston, secondé par le sergent Zerbo Kalifa et le soldat de 1ere classe Yelemou Issaka, tous de l’Ex RSP, ont travaillé à recruter une trentaine de militaires ex RSP à qui ils ont tenté de faire croire que l’armée et les autres militaires les marginalisaient dans les corps de troupe. Alors, sur cette base et avec l’argent qu’ils leur donnaient ou promettaient, certains ont adhéré au projet d'attenter à la sureté de l'état.

C'est ainsi que plusieurs réunions ont été tenues à Ouagadougou et dans d'autres garnisons pour échafauder la manœuvre.
Les objectifs de ce groupe d’environ 30 hommes, composés essentiellement de sous-officiers et de militaires de rangs de l’EX RSP étaient:
- d’attaquer la caserne de la Gendarmerie à Ouagadougou;
- d’attaquer la maison d’arrêt et de correction des Armées (MACA) pour libérer les détenus ;
- de séquestrer certaines autorités ;
- de s’attaquer à la Présidence à Kossyam pour prendre le pouvoir par les armes.
L’opération devrait avoir lieu le samedi 8 octobre à minuit.
Suite à la mort des deux (2) Hommes du noyau dur du groupe, tombés à Po qui venaient en renfort d’un pays voisin, le sieur Coulibaly Gaston, chef des opérations, a décidé de la mise en œuvre d’un plan B qui consistait à créer une mutinerie dans l'Armée.
Pour ce faire, ses éléments devaient s’emparer des armes des militaires dans les postes de garde et effectuer des tirs tout azimut dans toutes les garnisons afin de créer le chaos.
Cette action devait être faite la nuit du dimanche 9 octobre à minuit ; celle-ci a également échoué, par la prompte réaction du commandement militaire qui avait déjà instruit la vigilance à toutes les unités.
Face à ce énième échec, l’Adjudant-chef Coulibaly, aux dires de ses complices, avait projeté un Plan C, qui est de créer une rébellion armée en opposant les différentes entités de l’Armée Nationale par des actions de désinformation via les réseaux sociaux et directement dans les casernes.

La hiérarchie militaire rassureA LA DATE D’AUJOURD’HUI 21 OCTOBRE 2016, LE BILAN DES ENQUETES ET DES PERQUISITIONS EST LE SUIVANT:
32 militaires entendus ;
19 militaires GAV (ndlr : gardés à vue) dont 10 ont été déjà déférés et présentés au Commissaire du Gouvernement ;
10 civils ont été entendus ;
01 personne toujours en fuite, en l’occurrence Adjudant-Chef Coulibaly Gaston ;
Une saisie de matériels militaires a été faite, dont 1 fusil kalachnikov, 6 chargeurs garnis et plusieurs centaines de cartouches.
Les investigations se poursuivent et d’autres interpellations et saisies ne sont pas exclues dans les jours à venir.
Mesdames et Messieurs, au regard de l’effort fourni par beaucoup de citoyens dans l’accompagnement de l’enquête, je voudrais saluer l’esprit de coopération de l’ensemble de la population et inviter tous les fils et filles de notre cher pays à persévérer dans cette voie en apportant leur soutien et leur franche collaboration si précieuse aux Forces de défense et de sécurité en vue de renforcer la paix et la sécurité au Burkina Faso.
Enfin, je voudrais saluer l’abnégation et le courage de l’ensemble des forces de défense et de sécurité qui veillent quotidiennement à la sécurité et à la défense de notre patrie, dans des conditions difficiles. Je voudrais vous rassurer que les dispositions sont prises pour que les moyens nécessaires vous soient donnés pour accompagner vos efforts.
Je vous remercie

  • 12
  • Oct

Ceci est une déclaration du Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) à l'occasion de la rentrée judiciaire 2016-2017. Le réseau dresse un tableau peu reluisant et récommande des actions fortes et invite l'ensemble des acteurs du monde judiciaire à mettre l'indépendance de la justice au profit du peuple.  

CaptureLe 3 octobre 2016, a eu lieu la rentrée judiciaire 2016-2017 au Burkina Faso. Placée sous le thème  « juridictions et démocratie financière : quels dispositifs pour une contribution à la transparence dans la vie publique ? », cette rentrée intervient dans un contexte national fortement marqué par la soif de justice non encore étanchée du Peuple. En effet, deux années après l’insurrection populaire et une année après la Résistance populaire victorieuse face au Putsch de septembre 2015, deux évènements historiques qui ont légitimement suscité des espoirs pour le Peuple, la justice se fait toujours attendre dans de nombreux dossiers emblématiques de crimes économiques et de sang. Sur le terrain particulier de la lutte anti-corruption, les interrogations taraudent toujours les esprits quant au devenir de tous ces scandales dénoncés qui, parfois, mettent directement en cause certains acteurs même de la justice (affaire des 77 millions, affaire SGS, dossiers des maires et ministres poursuivis pour malversations, etc.). Faut-il rappeler que le rétablissement de la confiance du peuple en sa justice passe par l’élucidation de tous ces dossiers qui ont profondément marqué la société entière ? L’ensemble des acteurs judiciaires se doit de prendre la pleine mesure de l’immensité de la soif de justice qui tenaille le peuple et prendre les dispositions idoines en vue de l’étancher convenablement.

Il importe pour ce faire, que l’indépendance de la justice soit pleinement assumée avec conscience et responsabilité tout en la défendant vaille que vaille contre les pouvoirs politiques. L’immixtion directe et éhontée de l’Exécutif dans la gestion du dossier du putsch de septembre 2015 à travers le dessaisissement de juges en charge du dossier au tribunal militaire, suivie des tripatouillages dénoncés au sein de la Cour de Cassation et les différents propos attentatoires du Ministre en charge de la justice, du Président du Faso et du Président de l’Assemblée nationale donnent des alertes sur les menaces qui planent sur cette indépendance. Il convient de rappeler que les récentes réformes arrachées au prix des dures luttes des acteurs judiciaires avec le soutien du Peuple burkinabé et qui ont contribué à renforcer l’indépendance de la justice sont à ranger dans le cadre global des acquis de l’Insurrection et de la Résistance Populaire au putsch de septembre 2015. En tant que tels, le REN-LAC met en garde contre toutes velléités de remise en cause de ces acquis par quelque acteur que ce soit. Toutefois, si l’indépendance de la justice doit être défendue contre les pouvoirs politiques, elle doit encore l’être davantage, vis-à-vis du pouvoir de l’argent, ce qui commande du juge qu’il ne se mette pas à la solde du politique ou de l’argent. L’indépendance conférée au juge n’est destinée qu’à rendre justice au Peuple. C’est du reste, au nom de ce Peuple que la justice est rendue. L’indépendance ne doit être considérée comme une prérogative monnayable au plus offrant ! Dans ce sens, tous ces magistrats et autres acteurs qui souffrent dans leur chair de voir couvrir d’opprobre l’ensemble de la famille judiciaire par l’attitude condamnable de certains d’entre eux doivent se battre avec détermination pour que la souillure qui s’y trouve soit extirpée !  

A l’occasion de cette rentrée 2016-2017, le REN-LAC invite l’ensemble de la famille judiciaire (magistrats, avocats, greffiers, huissiers, notaires, GSP…) à être à l’écoute et aux côtés du Peuple au nom duquel la justice est rendue. Soucieux de l’avènement d’une justice véritablement indépendante au service du Peuple Burkinabé, il :

  1. appelle l’ensemble des acteurs judiciaires à se mobiliser pour préserver et approfondir les acquis chèrement conquis sur le terrain de l’indépendance de la justice. Dans ce sens, il exprime son ferme soutien et ses vifs encouragements à la dynamique de lutte du Comité intersyndical des magistrats et de tous les autres acteurs judiciaires consciencieux, pour une justice véritablement indépendante, saine et au service du Peuple Burkinabé ;
  2. dénonce l’immixtion de l’Exécutif dans la gestion des dossiers judiciaires et les velléités de remise en cause des acquis renforçant l’indépendance de la justice ;
  3. condamne les tripatouillages intervenues à la Cour de Cassation, exige leur élucidation dans de brefs délais et le déclenchement de poursuites (disciplinaire et pénale) à l’encontre de toutes les personnes qui y sont impliquées ;
  4. exige l’élucidation des différents scandales dénoncés, dont certains mettant en cause des magistrats ;

Bonne année judiciaire 2016-2017 !

Pleins succès aux actions d’assainissement qui seront engagées au cours de cette année !

Pleins succès aux croisades contre l’impunité !

Ouagadougou le 6 octobre 2016

Le Secrétariat Exécutif 

  • 11
  • Oct

COMMUNIQUE DE PRESSE

14ème Journée mondiale contre la peine de mort : La coalition nationale en appelle au sens élevé de responsabilité des acteurs pour une abolition définitive de la peine de mort au Burkina Faso.
Ce 10 octobre 2016 marque la commémoration de la 14ème Journée mondiale contre la peine de mort. Cette année, la Coalition mondiale contre la peine de mort a choisi d'attirer l'attention sur l’application de la peine de mort pour des infractions liées au terrorisme, afin d'en réduire son utilisation .

arton73536Pour nous, membres de la coalition nationale contre la peine de mort au Burkina Faso, cette journée constitue une belle opportunité de réaffirmer notre engagement en faveur de l'abolition de la peine de mort, de rappeler à l’Etat burkinabé ses engagements internationaux, d’insister sur la nécessité de garantir le droit à la vie pour tous les citoyens dans le cadre des réformes constitutionnelles en cours.A partir des années 1980, une dynamique générale en faveur de l’abolition de la peine de mort a émergé et s’est résolument poursuivie jusqu’aujourd’hui. Ainsi, alors que seuls 16 pays avaient aboli la peine de mort en droit pour tous les crimes en 1977, à l’heure actuelle, les deux tiers des pays du monde (140) sont abolitionnistes en droit ou en pratique. Pourtant, en dépit de cette tendance globale vers l’abolition, de nombreux États, prétextant une volonté d’assurer leur sécurité et celle de leurs populations, ont récemment fait usage de la peine de mort comme punition ultime, à la faveur d’attaques terroristes. Au cours des dix dernières années, le Nigeria, le Bangladesh, l'Inde, la Tunisie et d'autres ont adopté des lois qui élargissent le champ d’application de la peine de mort, en ajoutant les actes terroristes. Plus récemment, après des années de moratoire des Etats africains comme le Tchad ont repris les exécutions au nom de la lutte contre le terrorisme. Ces dernières années, le Burkina Faso a fait l'amère expérience d'attaques terroristes sur son sol, à ses frontières et dans la capitale. Il serait illusoire de penser qu'en punissant les actes terroristes de la peine capitale, nous réussirions à contrecarrer le terrorisme. La peine de mort toujours en vigueur au Mali, au Niger, réintroduite au Tchad et appliquée dans toute sa rigueur au Nigeria n'a pas réussi pour autant à enrayer les attaques terroristes dans ces pays. L'incrimination par la peine capitale est une solution de facilité qui conduit davantage à traiter les conséquences en lieu et place des causes. Par ailleurs, elle empêche toute politique audacieuse de prévention de l'extrémisme violent, de la radicalisation des jeunes, et des actes de désespoir. Il convient donc d'analyser les conditions propices à la propagation du terrorisme, de le prévenir et de le combattre, et de renforcer les moyens de lutte à la disposition de l'Etat tout en garantissant la primauté du droit et le respect des droits humains. La peine de mort n'a jamais été dissuasive et ne saurait être un instrument efficace de lutte contre le terrorisme et l'insécurité. La coalition nationale reste convaincue qu’aucune victoire sur le terrorisme ne peut s'obtenir en utilisant les mêmes méthodes que les terroristes, c'est-à-dire la barbarie de l'exécution ainsi que la banalisation de la vie humaine. La coalition nationale invite donc les acteurs nationaux et en particulier le gouvernement à faire le dernier pas, qui consistera à entériner juridiquement une situation de fait et à donner plein effet à ses engagements politiques conformément aux recommandations des organes des traités, et plus récemment encore du Comité des droits de l'homme des Nations unies. La Coalition appelle les membres de la Commission constitutionnelle à se saisir de la question afin de la régler de façon définitive. Nul ne conteste la nécessité de combattre le terrorisme et de garantir aux citoyens leur droit à la sécurité et à la sûreté: Ben Emmerson, Rapporteur spécial de l’ONU sur le terrorisme, insiste ainsi sur la mission qu’ont les États de protéger leurs citoyens contre de telles menaces. Toutefois, ces mesures de lutte contre le terrorisme et la grande criminalité doivent être ancrées dans le respect des droits humains. Protéger et promouvoir les droits de l’homme et l’état de droit contribuent à lutter contre le terrorisme, notamment en instaurant un climat de confiance entre l'État et ceux qui sont sous sa juridiction. À cette fin, la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies de 2006 proposait notamment la mise en œuvre de la lutte contre le terrorisme via une approche centrée sur les droits de l’homme, en vue de rompre le cycle de la violence.

Fait à Ouagadougou, le 10 Octobre 2016

Les organisations membres de la Coalition nationale contre la peine de mort et associées:

1. Action des Chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) Burkina

2. Amnesty International Burkina Faso (AIBF)

3. Association Semfilms

4. Centre d'information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA)

5. Centre pour la qualité du droit et la justice (CQDJ)

6. Centre d'éveil démocratique et d'éducation citoyenne Burkina Faso (CEDEC/BF)

7. Commission épiscopale justice et paix

8. Commission pour le dialogue islamo-chrétien

9. Communauté Sant'Egidio

10. Conseil des Femmes du Burkina (CFB)

11. Jeunesse Etudiante Catholique (JEC)

12. Jeunesse unie pour une nouvelle Afrique (JUNA)

13. Ligue pour la défense de la justice et de la liberté (LIDEJEL)

14. Mouvement burkinabè pour l'émergence de la justice sociale (MBEJUS)

15. Syndicat national des avocats du Faso (SYNAF)

Pour obtenir plus d’informations ou prendre rendez-vous pour un entretien, veuillez prendre contact avec la Coalition nationale contre la peine de mort :

• Etienne KABORE, Coordonnateur général du Centre d’Information et de Formation en Droits Humains en Afrique (CIFDHA) Téléphone : +226 70 40 35 07 / E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

• Christian OUEDRAOGO, Coordonnateur Campagne à Amnesty International Burkina Faso Téléphone : +226 78 21 36 56 / E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite