• 11
  • Mai

Le procès en cours qui concerne l’Ex Premier Ministre du Faso, Monsieur Luc Adolphe TIAO et les Membres de son Gouvernement, divise actuellement l’opinion publique ; il est des prises de position sans retenue, allant dans tous les sens à remettre en question la stabilité de la Nation, la concorde nécessaire à la paix et à la construction harmonieuse du pays.

Les grands acteurs et facteurs de la Justice ont par moment pris position dans l’opinion dont le collectif des Avocats de la Défense, collectif dont je suis moi-même membre ; je devais dès lors garder le silence ; mais ma position, mon profil apparaissent uniques, incontournables dans l’histoire de notre Justice dont celle de l’Avocat à imposer que mon avis personnel sur la situation soit connu ; elle peut permettre plus de compréhension, moins de nuages à obscurcir notre horizon.

  • 22
  • Avr

Dans la soirée du 21 avril 2017, les membres du nouveau bureau de l’association des blessés de l’insurrection populaire au Burkina Faso (ABIP-BF) ont animé une conférence de presse au cours de laquelle, ils ont fait savoir leur mécontentement face au silence de l’ex-CFOP sur leur sort.

Ils ne sont pas passés par quatre chemins pour crier leur colère. Pour eux, l’insurrection populaire a été un appel de Zéphirin Diabré auquel ils ont répondu favorablement, ce qui a conduit à leur situation actuelle. Zéphirin Diabré « a été le fer de lance de l’insurrection populaire » selon les blessés et « c’est lui qui a lancé l’appel de sortir pour combattre l’ancien régime ». Alors, pourquoi jusqu’à présent, ce dernier n’a pas daigné leur venir en aide encore moins prendre de leurs nouvelles ?

  • 04
  • Jan

L’information est parue dans le compte rendu du conseil des ministres du 11 novembre 2016. Le conseil a marqué son accord pour la passation, par la procédure d’entente directe (gré à gré), de deux marchés d’un montant total de plus 123 millions de FCFA, pour l’acquisition d’hologrammes et de diplômes vierges sécurisés pour le compte de l’ex-OCECOS, devenu aujourd’hui Direction des examens et concours (DGEC) du Ministère de l’éducation nationale (MENA).

  • 20
  • Déc

Liste des personnels des forces armées

Ils s'appelaient :

  • 10
  • Déc

L’édition 2016 de Ciné Droit Libre, le festival de films sur les droits humains et la liberté d’expression, se tient du 10 au 17 décembre 2016 dans la capitale burkinabè. « Droit de vivre : Luttons contre l’extrémisme violent» est le thème retenu pour cette 12e édition. L'association Semfilms, promotrice de l’événement a fait le point de l’organisation à la presse le 29 novembre 2016.

  • 12
  • Nov

Logo du PPRDans une lettre datée du 08 novembre 2016, la rédaction du journal Le Reporter a reçu une correspondance la conviant à une conférence de presse de lancement des activités d’un nouveau parti politique pour le 16 novembre 2016. Cette formation politique, le Parti du Peuple Républicain (PPR)  selon ladite correspondance a reçu son autorisation par Arrêté n° 2016- 0005/MATDSI/SG/DGLPAP/DAPOE du 26 octobre 2016, signée du ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité Intérieure. Le Parti du Peuple Républicain (PPR) dit porter « l’enthousiasme du peuple insurgé et des Burkinabè en général ». Selon les informations dont nous disposons, l’ensemble des partis anciennement membres de l’opposition n’ont pas opéré le bon choix après les élections du 29 novembre 2015 contrairement à ce qu’ils avaient tous professé, d’où la décision de certains militants de se retirer de certaines formations politiques. Le PPR a pour logo, une tête d’étalon dans un cercle d’or. Tout porte à croire que le « parti de l’Etalon » sera un parti de la mouvance tout en se gardant le droit de conquérir le pouvoir d’Etat. Il pourrait compter parmi ses rangs, d’anciens camarades de l’UPC et pas des moindres. Des noms circulent déjà comme ceux de François Kaboré, de Louis Armand Ouali, etc. François Kaboré en rappel est l’ancien chef de cabinet du CFOP du temps de Zéphirin Diabré. Quant à Louis Armand Ouali, l’un des signataires de l’Appel au sursaut républicain de décembre 2015, si sa présence au sein de parti se confirme, il pourrait néanmoins ne pas être directement concerné par le parti. La conférence de presse du 16 novembre 2016 pourra encore situer l’opinion sur les convictions de la création du parti, ses aspirations et surtout son message.

  • 08
  • Nov

Ceci est une déclaration des signataires de l’Appel au sursaut républicain du 22 décembre 2015. Dans cette présente, Louis Armand Ouali et ses camarades cosignataires de l’appelle estiment que le temps leur a donné raison. Lisez! 

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" AINSI DONC, NOTRE ANALYSE EST JUSTE…

 I – INTRODUCTION

En politique, plus qu’ailleurs, le leadership rime avec clairvoyance. Un leader politique c’est essentiellement, un responsable politique qui a la capacité de faire une juste analyse des situations conduisant à une vision prospective juste.

Le 22 décembre 2015, les signataires de l’appel au sursaut républicain ont pris date avec l’Histoire.

Convaincus que leur vision est juste, ils ont, sagement, attendu que les faits, le déroulement de l’Histoire confortent leur position.

Moins d’une année après, la quasi-totalité de la presse d’investigation confirme la justesse de leur analyse.

Lecture croisée de l’appel du 22 décembre 2015 et de la presse.

II – LA FAUSSE JUSTIFICATION DU POSITIONNEMENT DE L’UPC

« Exiger de l’UPC ou de toute autre parti membre de l’ex CFOP de se coaliser avec tout ou partie des partis politiques que l’ex CFOP a combattus et vaincus, pour que le Burkina Faso vive une démocratie (vraie ? moderne ?) exemplaire, relève d’un raisonnement politique singulier » ( cf l’appel au sursaut).

Dans sa livraison n°900 du lundi 10 octobre 2016, Bendré s’interroge : « Les insurgés et les victimes de l’insurrection, côte à côte, dans la même institution, en train de se battre pour l’enracinement de la démocratie, pour l’avènement d’une justice indépendante et d’une presse libre au Burkina ? ». Idrissa Ouédraogo conclut : » A l’allure ou vont les choses aujourd’hui, ceux-ci (les nombreux burkinabè qui n’y ont jamais cru) semblent bien avoir eu raison ».

Avant Bendré, Le Reporter ne disait pas autre chose dans son numéro 197 du 1er au 14 septembre 2016 : « l’opposition politique dans son ensemble est aujourd’hui un énorme piège pour son chef de file. En effet, comment continuer à prétendre être à la fois le porte étendard authentique des insurgés et en même temps de ceux qui ont été à la base de l’insurrection ? Comment être celui qui rassemble l’opposition dans toutes ses composantes tout en prétendant être un fidèle défenseur de l’insurrection que certains partis membres qualifient de coup d’Etat ?.... Cette gymnastique risque de lui porter fortement préjudice ».

III – LE CDP N’EST PAS MANIPULABLE

Pour les signataires de l’appel du 22 décembre 2015 : « Il ne faut pas se faire d’illusions. Dans toute alliance contre nature aucun parti politique, membre de l’ex CFOP, ne peut faire de l’ombre au CDP seul, à fortiori, au CDP et ses alliés ».

Pour nous donc, il a toujours été évident que « le CDP n’est pas dans la posture de jouer les seconds rôles » (L’Evénement n°334 du 25 septembre 2015). Pour Mutations, la situation est même plus grave : « La stratégie de rapprochement avec le CDP et ses alliés n’a visiblement pas profité à l’UPC…Zéphirin Diabré avait une marge de manœuvre étroite… Sa stratégie politique, profitait plus au CDP qu’à l’UPC. Le président de l’UPC ne veut plus prendre donc des risques pour compromettre ses chances et a certainement compris qu’il s’est laissé longtemps manipuler… » (numéro 111 du 15 au 31 octobre 2016).

Zéphirin Diabré s’est trompé lourdement. Sauf à croire que son objectif final consistait à utiliser le CDP et ses alliés pour la « conquête commune de certaines communes » (interview au Quotidien n°1745 du mercredi 7 septembre 2016).

Sur le positionnement de l’UPC et la force du CDP, les signataires de l’appel du 22 décembre 2015 soulignent « Il faut donc savoir raison gardée en respectant le CDP et ses alliés. Ils n’ont besoin d’aucun parti de l’ex CFOP pour constituer à l’Assemblée nationale, l’opposition parlementaire solide tant souhaitée par nous tous ».

C’est même mieux avec la naissance  du « troisième pôle du paysage politique burkinabè, la CODER (Coalition pour la Démocratie et la Réconciliation Nationale)(L’Evénement n° 336 du 25 octobre 2016).

IV – LA « CHUTE » DU MPP

« La chute »  du MPP, avec ou sans la complicité de tout ou partie des partis politiques de l’ex CFOP, ne profitera à AUCUN desdits partis et évidemment ne sera d’aucun bénéfice pour la sauvegarde de la mémoire des insurgés ».

Trois jours après, L’Evénement répond en écho à l’appel au sursaut : « L’échec du MPP ne profitera pas » à  l’UPC  (numéro n° 317 du 25 décembre 2015).

V – LE VRAI FAUX DEBAT SUR LA QUESTION DES PROGRAMMES

Nous avons tranché très clairement dans la déclaration datée du 22 décembre 2015 : «  …   Si c’est la volonté de servir les intérêts du peuple qui prédomine sur toutes autres considérations, une plateforme minimale pour gouverner ensemble peut être trouvée comme ce fut au CFOP ».

« Sur des questions fondamentales, ces deux partis (UPC et MPP) n’ont pas de divergences, ont vite conclu de nombreux insurgés…L’UPC n’allait pas faire mieux si elle était à la place du MPP » (Mutations n°108 du 1er au 14 septembre 2016).

VI – LE SERMENT DU CANDIDAT DIABRE

C’est le premier point de l’appel du 22 décembre 2015. Il est constitué des déclarations du candidat DIABRE relativement aux valeurs défendues par les martyrs de l’insurrection et au rôle historique des partis politiques qui s’en réclament. Les signataires l’ont supplié, sans succès, de s’en souvenir.

            Au lendemain de sa défaite, il a fait fi de ses propres déclarations et ce qui devait arriver arriva : « Lors des conférences de presse du CFOP, on sentait l’inconfort de Zéphirin Diabré face à certaines questions. L’homme hésitait entre l’adoption d’une posture qui pourra plaire aux insurgés et celle qui ne froissera pas ses nouveaux camarades issus de l’ex front républicain » (Bendré n°900). Pour Le Reporter : « Avec cette sortie, la coalition Zeph 2015 ne fait pas mieux que le pouvoir MPP. Tout comme le MPP, ils sont en train de verser la figure des insurgés par terre. Peut-on raisonnablement organiser une conférence nationale des insurgés sans le MPP ?... En quoi cette coalition incarne plus la défense des acquis de l’insurrection populaire que le MPP ? En tous les cas, la sauvegarde des acquis de l’insurrection ne saurait constituer un programme politique d’autant plus que le MPP soutient être engagé dans ce sens. Les insurgés dans leur grande majorité commencent à s’inquiéter de l’incapacité des acteurs à penser le changement en dehors de leur propre personne » (numéro 197). Dans son numéro 108, Mutations annonce ce « nouveau virage de Zeph » et le journaliste pose la question de savoir si avec cette conférence des insurgés annoncée le 26 août 2016, l’UPC arrivera à rompre son isolement dans la galaxie des insurgés. « Zéphirin Diabré reprend sa casquette d’insurgé. C’est une posture tellement rare chez lui qu’elle suscite de la curiosité  et des interrogations… Autre impaire politique commise par Zeph et son parti a consisté à s’éloigner des acteurs clés de l’insurrection populaire et de la défense des idéaux pour lesquels l’ancien pouvoir a été chassé… Avec cette annonce phare des vacances, organiser une rencontre des acteurs  de l’insurrection… Zéphirin Diabré tente d’inverser la tendance en sa faveur. Il essaie surtout de sortir d’un triple isolement dans lequel il a placé son parti depuis des mois. D’abord vis-à-vis de ses anciens alliés du CFOP… Autre isolement, c’est vis-à-vis de l’opinion publique…De nombreux insurgés, membres ou non des OSC reprochent à l’UPC d’avoir aussi déserté le terrain de la lutte…Enfin, un autre isolement et non des moindres, c’est avec une bonne partie des militants et cadres du parti qui sont mal à l’aise avec le positionnement de l’UPC dans l’espace politique actuel…Même si les instances du parti ont tranché en faveur du maintien du parti dans l’opposition, la question a beaucoup ébranlé le parti…Maintenant, il reste à savoir si Zeph pourra réellement rassembler autour de lui les acteurs clés de l’insurrection… La plupart des OSC ne semblent pas enthousiastes. Elles se voient vilipendées par le président de l’UPC qui les accuse toutes de rouler pour le pouvoir. Il insinue même qu’elles ont été achetées ».

La grossière tentative de récupération politique du président de l’UPC a échoué. Encore un échec.

VII – ALORS QUID DE 2020 ?

Zéphirin Diabré lui-même a tranché.

La douzaine de partis et de formations politiques qui constituent avec l’UPC la Coalition des Forces Démocratiques pour un vrai Changement (CFDC) a présenté des listes dans 22 communes sur les 365 et obtenu…. Dix-sept (17) sièges sur les dix-neuf mille cent cinquante-deux (19.152).

Aucun de ces partis n’a présenté de candidat à l’élection présidentielle du 29 novembre 2015 et aucun n’est représenté à l’Assemblée nationale.

Avec une telle puissance de frappe politique (en voie d’élargissement ?), le candidat naturel de l’UPC, Zéphirin Diabré, est assuré de remporter l’élection présidentielle en 2020.

Sauf que le candidat lui-même ne se fait aucune illusion. A plusieurs reprises, Zéphirin Diabré n’a cessé de souligner que : « si à part moi, deux ou trois autres candidats de l’ex opposition avaient réussi à fidéliser un électorat à hauteur de seulement de 5% des suffrages, il y aurait eu un deuxième tour » (Le Quotidien n°1745 du 7 septembre 2016). Au mois d’octobre, le même Diabré (sans égards pour ses alliés) enfonce le clou : »Quand on regarde le score à la présidentielle, ça dégringole avec des zéros ou des « un virgule quelque chose ». Cela dénote d’un manque de représentativité… » (L’Observateur Paalga n°9226 du 21 au 23 octobre 2016).

Quel membre de la coalition peut « fidéliser un électorat à hauteur de seulement 5%  des suffrages? »  Lequel peut éviter que les scores à la présidentielle ne dégringolent avec des zéros ou des « un virgule quelque chose » ? Par ailleurs, pourquoi Diabré a-t-il choisi un chef de parti qui a obtenu zéro conseiller  municipal pour représenter l’opposition extra-parlementaire à la CENI ? Pourquoi a-t-il ignoré ses soutiens extra-parlementaires qui ont obtenu les 17 sièges ?

Comme en plus Zéphirin Diabré, dans l’interview reconnait que du point de vue de l’implantation, l’UPC est « en retard vis-à-vis de MPP qui a récupéré 80% du CDP », que l’UPC  était « en deçà du niveau du MPP » en matière de mobilisation financière, etc, autant dire que pour 2020, les jeux ne sont pas loin d’être faits, à moins  d’un …miracle.

VIII – EN GUISE DE CONCLUSION

A moins que les directeurs de publication et les journalistes de Bendré, L’Evénement, Mutations, L’Opinion, Le Reporter ne « s’agitent pour des raisons alimentaires » ou que « les responsables du MPP n’aient « fermé  leur gueule » (cf l’Opinion n°962 du 08 au 14 septembre 2016), il faut se rendre à l’évidence :

8-1 : « L’UPC ne fait plus rêver la jeunesse et tous ceux qui croyaient à la ligne de rupture de ce parti » (Mutations n°102). « Le parti du lion » ne fait plus rêver avec ses élus et ses militants épinglés dans des scandales financiers, dans des fautes de gestion » (Mutations n°107).

8-2 : « Zéphirin Diabré est dans une posture politique très difficile, voire délicate….un véritable dilemme ; une posture qui engage son avenir politique » (Le faso.net du 08 septembre 2016).

8-3 : L’Opinion est impitoyable dans son numéro 962 : « On le pensait plus politique, réfléchi et rassembleur, mais Zéphirin Diabré ne cessera de dérouter les burkinabè, démocrates convaincus, baladant les uns et les autres sur la stature réelle à lui conférer ».

8-4 : « Au risque de provoquer la colère de certains politiciens qui n’existent que par les déclarations et les conférences de presse, l’on peut affirmer que Zéphirin Diabré n’a pas encore tiré leçon de son échec à la présidentielle de 2015. Il n’y a pas l’ombre d’un doute ! Il faut craindre qu’il ne continue à détruire le peu de crédibilité qui lui reste…Avec une telle coalition, Zéphirin Diabré ne peut espérer mieux que d’être un expert de la critique et de l’opposition systématique » (Le Reporter numéro 197), autrement dit « un docteur es management des oppositions » (Journal du jeudi n°1302 du 1er au 06 septembre 2016).

8 -5 : Pour rebondir, Zéphirin Diabré peut-il espérer une sortie honorable sous la forme d’un hypothétique gouvernement d’union nationale ? Raisonnablement, rien de moins sûr car « la nation n’est pas en péril » (Le Reporter numéro 199).

8 – 6 : Pourra-t-il se transcender et avec humilité entendre et écouter les sages conseils de Boubacar Elhadji (Bendré numéro 899 du 03 octobre 2016) ?  

8 – 7 : « Absence de véritable vision politique, obsession du pouvoir, maladresses, hésitations, ruses, passivité, inconséquence, incohérence, inconstance, manque de lisibilité, refus de s’assumer, double langage, précipitation, etc » Bref, l’UPC est devenue un…immense gâchis politique.

8 -8 : « Sauf à vouloir entrer dans l’Histoire à reculons, la place de l’UPC est et demeure aux côtés du MPP », ont conclu les signataires de l’appel au sursaut républicain. Comme le MPP au pouvoir, c’est le faux changement, logiquement  l’UPC œuvrera à le vaincre pour asseoir le vrai changement. La tâche s’annonce titanesque. Le doute commence à s’installer. Pour les plus lucides, le découragement n’est pas loin.

8 -9 : L’appel au sursaut républicain du 22 décembre 2015 avait pour seul objectif de prévenir et éviter cet énorme gâchis politique qu’est devenue l’UPC.

L’Histoire a acquitté les signataires de l’Appel. Ils sont donc plus déterminés que jamais à continuer le combat pour l’avènement d’une démocratie républicaine et citoyenne.

Ils ont élargi la réflexion et l’action à TOUS les démocrates et progressistes qui aiment le Burkina Faso."

Ouagadougou, le 7 novembre 2016

Pour les signataires : Louis Armand Mihyemba OUALI

  • 05
  • Nov

panLes récentes déclarations de la commission d’enquête parlementaire sur les mines et la responsabilité sociale des entreprises minières font état de certaines allégations concernant Pan African Burkina Ltd et de ses dirigeants. En vue donner la bonne information au public suite aux grossièretés et contrevérités contenues dans ces déclarations, il nous revient de rappeler succinctement certains faits marquants depuis l’appel d’offres lancé en janvier 2012 jusqu’à la délivrance de l’autorisation spéciale d’exportation. Un appel d’offres a été lancé le 5 janvier 2012 pour la réalisation des projets intégrés de Tambao. (NDLR : Lancement de l’appel d’offres restreint n° 012-0001/MCE/SG/PRM le 05 janvier 2012). Six (06) sociétés ont pris part à l’appel d’offres. Il s’agit de MITSUI & CO/ERAMET, GENERAL NICE GROUP, VILAR MIR GROUP, ACM CORPORATION BURKINA, GLENCORE INTERNATIONAL AG, PAN AFRICAN BURKINA LTD et de ACM CORPORATION MANGANESE SA qui a retiré son dossier le jour même de la soumission.

Les résultats provisoires de cet appel d’offres ont été publiés dans le quotidien « Marchés Publics » n°767 du 11 juin 2012 et c’est notre société, Pan African Burkina qui a été attributaire. Un Accord cadre de PPP a été signé le 11 août 2012 avec l’Etat Burkinabè. Conformément à l’esprit du PPP et du code minier, nous avons soumis une demande de permis d’exploration sur Tambao qui a été octroyé le 21 août 2012 (cf arrêté n°2012/12/181/MCE/DGMG). Nos travaux d’exploration ont conduit à la mise en évidence d’un gisement de 107 millions de tonnes de minerai de manganèse. Une étude de faisabilité a été soumise au ministère en charge des mines avec une demande d’un permis d’exploitation le 1er avril 2014. Notre dossier a été examiné devant la Commission Nationale des Mines composée de 29 membres le 22 avril 2014 qui a émis un avis favorable pour l’octroi du permis d’exploitation. Le Conseil des Ministres du 30 avril 2014 a entériné l’ensemble de la procédure et le 13 mai 2014 le permis d’exploitation nous a été octroyé.

Tout ayant été mis en place pour le démarrage de l’exploitation et constatant la non disponibilité du chemin de fer, la société a soumis une demande d’exportation au ministère des Mines et de l’Energie qui lui a accordé une autorisation spéciale d’exportation le 29 octobre 2014. Dès lors, l’acheminement du produit vers Abidjan pouvait démarrer. Contre toute attente, nos activités ont été illégalement suspendues le 15 janvier 2015 sans aucun préavis, aucune communication ou notification préalable.

Nous avons alors plaidé notre cause pour faire savoir que les suspensions que nous a infligées le Gouvernement étaient arbitraires et illégales avec preuves à l’appui. Prenant acte de nos arguments et de notre démarche, le Gouvernement ordonne par lettre signée du Ministre de tutelle la levée des suspensions le 18 décembre 2015 après une année de discussions difficiles, conflictuelles et laborieuses.

Faut-il le rappeler, Pan African n’est pas en faute vis-à-vis de ses obligations contractuelles. En effet, l’obligation de réhabiliter le chemin de fer Kaya-Abidjan incombe au concessionnaire de ce chemin de fer et non à Pan African qui n’attend que la bonne foi de ce partenaire pour engager la construction du tronçon Kaya-Tambao. L’Etat ne se montre pas juste à l’égard de Pan African puisque c’est à lui qu’incombe l’obligation de réaliser les études de faisabilité pour le bitumage de la route Dori-Gorom-Gorom-Tambao. Lesdites études attendues depuis 2012, ne nous ont seulement été transmises que le 25 octobre 2016, le jour même où la Commission d’Enquête Parlementaire a rendu public les résultats de ses travaux.

Suite aux élections démocratiques, nous nous sommes employés à une reprise rapide de nos activités mais là encore un autre blocage incompréhensible et injustifié nous a été illégalement infligé après plus de 6 mois où la société avait engagé d’importants moyens financiers en vue de faciliter une reprise immédiate de nos activités une fois l’épisode et les conséquences des suspensions illégales de 2015 prises en considération par l’Etat qui se doit d’honorer le principe de continuité de l’ Etat souverain. A ce jour, les conséquences des suspensions et du blocage actuel ont occasionné des pertes financières colossales. Après délibération entre nos actionnaires et partenaires bancaires, notre société a notifié au ministre des mines le 9 septembre 2016 que par ses faits, Pan African pourrait réclamer à l’Etat un dédommagement considérable pour compenser les manques à gagner du groupe mais aussi le préjudice moral subit. La non réactivité du ministre et de l’Etat et ayant constaté une fuite en avant de celui-ci, Pan African n’a eu d’autres choix que de saisir le CAMC-O le 27 octobre 2016 pour une médiation et nous attendons la suite.

C’est pendant que nous cherchions des solutions à l’amiable que la Commission d’Enquête Parlementaire sur la gestion des titres miniers et la responsabilité sociale des entreprises minières a rendu d’étonnantes conclusions à propos de notre société et proféré des attaques infondées et diffamatoires envers ses dirigeants.

Pan African a été entièrement transparente avec la Commission d’Enquête Parlementaire sur la gestion des titres miniers et la responsabilité sociale des entreprises minières et les conclusions issues de ses travaux sont incompréhensibles, partiales, diffamatoires et sans fondements.

Pour rappel, nous avons reçu des membres de la Commission le 20 juillet 2016 sur notre site à Tambao que nous leur avons fait visité après l’entretien que nous avons eu. Par la suite, nous avons été convoqués le 7 septembre 2016 et nous y sommes allés afin de recueillir les questions de la Commission auxquelles nous avons répondues avec la plus grande transparence avec pièces justificatives à l’appui. En conséquence nous nous étonnons des allégations de corruption portées contre Mr Frank Timis qui ne sont que pures calomnies, diffamations, servant l'intérêt particulier de certains se cachant derrière leur immunité diplomatique au détriment de l'intérêt général une fois de plus. La société et ses dirigeants se gardent de faire valoir leurs droits devant la justice locale et internationale en temps opportun.

Se référant aux 10 millions de dollars, c’est dans le cadre de l’appel d’offres de 2012 que, Pan African a effectivement payé un bonus de signature de 10 millions de dollars le 11 septembre 2012 au Gouvernement dans le compte intitulé « Programmes spéciaux d’investissement » logé à la BCEAO Burkina, Ouagadougou, dont les références nous avaient été communiquées par le ministère en charge des mines. Le document de transfert et l’accusé de réception délivré par le Ministère des finances sont disponibles. Dans le même ordre, la société s’engageait à payer à l’Etat le même montant (appelé bonus de production) par tranche de 2 millions de dollars par an pendant 5 ans. Lesdits bonus sont mentionnés comme engagement dans notre offre pour la réalisation du projet intégré de Tambao. Le paiement de ces bonus ne saurait donc être assimilé à de la corruption puisque contractuellement prévu de manière tout à fait transparente.

Au regard donc de la gravité des contre-vérités de la Commission, Pan African ne peut que constater avec regret la partialité de ladite Commission qui n'apporte aucune preuve tangible et cohérente mais se contente de nourrir la polémique et la suspicion infondée et malsaine qui n'a de fins que de nuire à l'image de notre groupe et de ses dirigeants.

En tout état de cause, Pan African a saisi le CAMC-O dans le cadre du différend qui l’oppose à l’Etat, à savoir le blocage inexpliqué et inexplicable donc illégal et arbitraire de ses activités, en espérant toujours renouer un dialogue constructif avec son partenaire qu’est l’Etat et les autorités gouvernementales installées après les élections démocratiques de novembre 2015.

Les pièces justificatives contredisant toutes les accusations de la Commission peuvent être obtenues auprès de la direction nationale de société sise à Ouaga 2000 :

1. Par courrier en écrivant au 05 BP 6277 Ouagadougou 05
2. Par téléphone au +00226 25 37 41 16
3. Par email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

LA DIRECTION DE PAN AFRICAN BURKINA LIMITED

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite